Les mots de Montpellier

Les mots de Montpellier

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Atelier 18 - 2017 1er sujet

illustration :  Saint Augustin

C’était hier

 

C’était un temps où le camembert de Normandie était fait à partir du lait de Normandie. C’était une époque où les campagnes de France délivraient des aliments de qualité. Les radiateurs des fermes étaient de grands cantous dans lesquels flambaient de grosses buches de chêne sous la marmite en cuivre où chauffait la soupe du soir.

 

A cette époque bénie les vaches mangeaient de l’herbe l’été et du foin quand venait l’hiver. Leur lait vous dessinait une belle moustache blanche le matin et personne n’y était allergique. Le chat, pas sot, venait se réchauffer au pied de la mémé sous le banc dans le cantou. Les bonnes odeurs de cuisine réchauffaient la pièce. La boule de pain restait fraîche huit jours.

 

Les couvertures de lit et les édredons étaient faits de plumes d’oies, de laine de mouton ou de carrés au crochet que les femmes de la maison tricotaient les unes pour les autres.  La télévision n’avait pas encore hypnotisée des générations d’êtres qui n’avaient plus besoin de travailler dix-sept heures par jour pour se nourrir et soigner leurs familles. Nous n’étions pas encore abrutis par des actualités qui nous minaient le moral et n’avaient pour but que de nous créer des besoins bien inutiles.

 

Dans les fermes ont trouvait rarement des magazines. Et puis un jour, le fric est devenu une passion pour nos élus et petit à petit on a vu la suppression des petits paysans. Fini les assemblées où on se retrouvait tous le soir, sans distinction de classe, pour regarder le film chez la maîtresse d’école ou le médecin du village, seuls propriétaires de ces écrans noir et blanc.

 

Le temps a passé. Aujourd’hui, c’est chacun pour soi. On a beau faire des critiques, il n’empêche que la communication n’est plus qu’un ramassis d’inepties sur les réseaux sociaux. Nos enfants se retrouvent greffés sur leurs écrans de pacotille, même lorsqu’ils sont entre amis. Et nous que faisons-nous de nos vies ? Savons-nous vraiment ce que nous voulons ?

 

Maridan 19/10/2017

 

 

 


23/10/2017
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Atelier 17 – les mots de Montpellier 2017

Atelier 17 – les mots de Montpellier

 

 

1er sujet :

 

Le mur de pierres = la sécurité

Le fauteuil massant = le réconfort

Le living en construction = l’admiration

Le travertin au sol = la chaleur

Le piano = l’émotion

Le miroir = l’épreuve

L’escalier à pas japonais = l’angoisse

La lampe d’ambiance en bois = la tendresse

Les canapés jaunes = la détente

Mon ordinateur portable = l’évasion.

 

2ème sujet :

 

Il avait failli perdre la raison. Il avait vu ces hommes, qu’il avait toujours considérés comme des amis, devenir des monstres sanguinaires. Ils s’étaient attaqués aux siens, à son peuple sans défenses et ils les avaient massacrés. Mais quelles espèces d’hommes pouvaient se conduire ainsi ?

 

Parce qu’il n’avait pas eu la chance de naître dans la bonne famille, la bonne culture, la bonne religion, d’autres avaient décidé de franchir le cap et un matin, ils les avaient anéantis. Sa mère, son père, ses deux petites sœurs et le nouveau-né de sa sœur ainée Lui avait été épargné, parce que ce matin-là, il était parti chercher de l’eau. Malheureusement, l’épreuve ne s’était pas arrêtée là. Quand il avait trouvé les corps, à son retour, il avait dû les mettre en terre. Puis sa fuite à travers le pays avait commencé. Que de massacre il avait vu ! Un matin, il avait réussi à quitter le Centrafrique caché sous un camion. Il avait mis bien du temps à traverser le Congo et l’Ouganda, enfin il était entré au Kenya après des nuits passées à marcher. Cette traversée africaine avait pris des mois et un beau jour, il avait atteint une forêt près de Kakaméga. Elle était dense, peuplée de toutes sortes de bêtes et de plantes qui lui avaient permis de survivre des mois durant.

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illustration :  Singe Kakamega

Un jour, il avait croisé une expédition venue là pour observer le cercopithèque à diadème. Un magnifique singe noir et blanc. Il leur avait proposé ses services pour le pister et c’est ainsi qu’il avait commencé à travailler et à gagner sa vie. Pas question de laisser passer sa chance, alors il avait trimé dur, faisant bien plus d’heures que nécessaire.

 

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Au bout de six mois, il était devenu leur ami. Au fil du temps, il avait su se rendre indispensable, aussi quand la mission s’était achevée, ils lui avaient proposé un job à temps plein. Il avait tout de suite accepté. Mais ils n’avaient pas pu l’intégrer, car il n’avait plus de papiers d’identité. A une semaine de leur départ, le hasard lui avait fait trouver un portefeuille à la sortie du dépôt alimentaire. A l’intérieur, il avait trouvé le fameux sésame. Une pièce d’identité avec une photo qui lui ressemblait vaguement. Pour les blancs, ils se ressemblaient tous.

 

Ravie l’équipe avait demandé son passeport et ils avaient retardé leur départ de dix jours. Lors de son passage à l’embarquement, il était terrifié. Si un obstacle survenanit, il n’échapperait pas à la prison pour vol de papier. Mais tout s’était bien passé, et pour la première fois de sa vie, il était monté à bord d’un avion. Adieu la jungle et ses compagnon les singes noirs à queue et barbe blanche.

 

 

A son arrivée à Paris, il s’était retrouvé sous dépendance de ses amis. Mais ils ne l’avaient pas laissé tomber. Il avait adoré les principes de cette république « liberté, égalité, fraternité ». Petit à petit, il avait suivi des cours et évolué. Puis il s’était marié.

 

Aujourd’hui, vingt ans se sont écoulés. Assis dans son fauteuil massant, il savoure le réconfort que lui procurent les rouleaux dans son dos. Toute la tension de sa journée disparaît lentement. Dans le canapé face à lui, sa femme se repose. Ses enfants montent en courant l’escalier à pas japonais et cela, une fois de plus l’angoisse. S’ils tombent cela pourrait être dramatique, mais ses gamins maîtrisent parfaitement la montée de ces marches. Plus il se détend et plus il se sent bien dans ce salon où il est en passe de terminer un living qu’il a réalisé d’après un modèle de Jean Claude Mahey, un designer des années 1970. Sa femme ne cesse de lui faire part de son admiration pour sa magnifique réalisation. Déjà trois mois qu’il travaille dessus. Il ne lui reste plus qu’à terminer ses portes en laque ivoire. Devant lui, il regarde avec tendresse la merveilleuse lampe en bois que ses enfants lui ont offert pour Noël. Après une sieste bien méritée, il prendra son ordinateur et cherchera un joli voyage à leur offrir à tous les trois. Son ordinateur c’est son évasion à lui. Il se revoit gamin courant à perdre haleine avec ses petits camarades en Centrafrique. A cette époque la vie était simple mais si belle. Alors quand ses images reviennent le hanter, il tape Centrafrique sur Google earth et il survole son pays et il revoit sa famille, ses amis, tous ces êtres chers disparus, mais toujours présents en son cœur. Sa mère lui disait tout le temps que rien ne meurt jamais.

 

« Nous changeons juste de plan. Même absente, je continuerai de veiller sur toi, mon petit. »

 

Elle l’avait fait. Jamais au cours de ces années d’angoisse et d’errance il ne l’avait sentie absente. Toujours elle avait été là, réchauffant son cœur et son âme quand la route devenait trop difficile. C’est à tout cela qu’il songe en posant ses pieds nus sur le travertin de son salon. Il sent la chaleur du sol se répandre dans son corps. Oui, il a su construire un nid protecteur pour sa famille et ses amis et de cela il en est très fier.

 

Maridan 29/09/2017


29/09/2017
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Atelier 16 – Les mots de Montpellier

 

 

La jolie Elise rêve souvent de fées, de magiciens, de trolls et autres êtres féeriques. Elle écrit même des contes pour enfants où tous ces personnages prennent vie. Ce matin-là, une fois de plus, elle part se promener dans le joli bois qui se trouve près de chez elle.

 

Chemin faisant, elle croise son amie Lucie qui l’invite à prendre le thé. Elle accepte avec plaisir et remet sa balade à plus tard. Tandis qu’elle se détend dans le jardin de son amie, celle-ci apporte un plateau sur lequel il y a plusieurs gourmandises en présentation. Des nois, des amandes, des cacahuètes, du nougat et un superbe moelleux au chocolat.

 

  • Que me vaut le plaisir d’un tel goûter ?
  • Figures-toi, que je viens de trouver un recueil de sorcellerie qui vient du Japon. J’y ai découvert comment bien cuisiner. Moi qui n’ai jamais su faire cuire des pâtes, tu vois, j’ai fait le nougat et le gâteau.
  • Incroyable ! J’ai du mal à te croire !
  • J’ai aidé un vieil homme hier, et pour me remercier, il m’a offert ce livre.
  • Ce devait être un magicien sinon, comment aurait-il eu ce grimoire ?
  • Il m’a dit l’avoir écrit au fil de ses découvertes en traversant les pays du monde entier.
  • C’est fou cette histoire !
  • Figures-toi que si tu manges un peu de tout ce qu’il y a sur ce plateau et qu’en plus, tu as la chance de voir un arc-en-ciel, et bien tu pourras réaliser ton vœu le plus cher.

 

Il se trouve qu’à l’instant même où elle me disait cela, il s’est mis à tomber une pluie fine. Comme le soleil brillait encore, j’ai vu un magnifique arc-en-ciel se dessiner devant moi. Amusée, elle joue le jeu et grignote un peu de toutes les bonnes choses présentes sur le plateau, mais rien ne se passe.

 

  • Tu vois ce n’était que des sottises.

 

A peine a-t-elle dit ces mots, qu’un adorable chaton saute sur ses genoux en ronronnant. Il frotte sa petite tête contre son cou ce qui la ravie.

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  • Qu’il est mignon !
  • Ne fais pas l’erreur de le caresser sinon, il t’en cuira !

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Ironique Elise caresse le petit chat. Aussitôt, il disparaît et elle se retrouve dans le bois prête à embrasser ce qui ressemble à un monstre de verdure. Le pire c’est qu’elle meurt d’envie de lui faire ce baiser. Son cœur bat à tout rompre.

 

Des que leurs lèvres se rejoignent, Lise se réveille. Elle s’était endormie chez son amie. Quelle drôle d’idée de s’assembler avec un monstre vert. Elle n’est pas prête de se poser à nouveau dans le canapé de Lucie.

 

Maridan Gyres 27/09/2017

 


28/09/2017
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Atelier 15 - 1er sujet

Courir à en perdre haleine

Au mieux, sans réfléchir.

La technique ne vaut pas a peine

Etre juste l’homme du plaisir.

Etonnant ! Les Occidentaux

Pensent plus à allonger le pas

Sans s’intéresser à leur saut

Pourtant, un mouvement délicat

Fait disparaître l’effort en trop.

Ne subsiste alors que la joie

 

Maridan 14/09/2017


15/09/2017
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Atelier 15 - 2ème sujet

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Tu es mon île

Mon battement de cœur

Ma joie de vivre

 

Tu me rends libre

Beaucoup moins fragile

Et pleine d’ardeur

 

Entend ma clameur

Je me sens ivre

Vivre est si facile

 

Maridan 14/09/2017


14/09/2017
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défis proposés par d'autres ateliers d'écriture

Et pourquoi pas !

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Comme la nuit tombait, Gilles décida de rentrer. Le ciel avait pris les couleurs chaudes de l’automne. Seul face au coucher de soleil, il laissa son esprit vagabonder au-delà de l’horizon.

 

Sa vie avait été ponctuée de voyages autour du monde. À toujours se presser, à ne jamais poser ses valises, il était passé à côté du bonheur. Pourtant, il y avait eu cette rencontre magique qui avait failli changer le cours de son existence. Une femme, une vision, un rêve éveillé qui aurait pu le pousser vers le bonheur.

 

Audacieuse et si belle

Nul n’aurait pu l’arrêter

Gracieuse et rebelle

Elle l’avait abandonné

 

Elle avait emporté avec elle la clé de son cœur. Il n’avait pas supporté le choc de sa disparition. Après une crise de désespoir infini qui l’avait fait sombrer au cœur des ténèbres, il avait réussi à reprendre pied dans la réalité, mais son cœur était resté prisonnier des limbes. Un matin, il avait enfin ouvert sa porte et avait commencé à voyager aux quatre coins de la planète. Il noyait souvent sa souffrance dans les alcools ambrés qui lui rappelaient la couleur de la peau de son bel ange, trop tôt disparu. Naviguer à travers l’obscurité de son âme ne lui faisait plus peur. Il en arrivait à envisager sa propre mort avec soulagement.

 

Un coup de klaxon le tira de sa rêverie éveillée. Il détourna ses yeux de l’horizon et prit le chemin du retour. Arrivé chez lui, il posa son chapeau sur le guéridon de l’entrée. Il avait soudain, une furieuse envie d’écrire.

 

Il se dirigea vers son bureau, prit une feuille de papier et son stylo-plume et posa les premiers mots.

 

« La première fois qu’Ange entra dans ma vie, elle était assise sur un cheval de bois qui faisait virevolter ses longs cheveux blonds. Cette créature, si féminine, riant aux éclats, sur ce vieux manège de chevaux de bois, avait quelque chose d’irréel.

 

Moi, je n’étais qu’un cuisinier du dimanche venu là pour une pause salvatrice, après des heures passées en cuisine dans une chaleur infernale. Le sandwich que je m’apprêtais à dévorer n’arriva jamais jusqu’à ma bouche. La vision de cette merveilleuse créature m’avait immobilisé.

 

Je fus bien content de la voir descendre de cheval et se diriger vers moi. Je devais avoir un air stupide, car elle m’aborda en riant.

 

- Si vous ne mangez pas ce casse-croûte, je vous le rachète. Je meurs de faim !

 

J’étais abasourdi. Je me retournai vivement, mais il n’y avait personne derrière moi. C’était donc bien moi le destinataire de cette demande. Sans un mot, je lui tendis mon repas.

Elle éclata de rire !

- Ce n’est pas possible ! Vous êtes muet !

- Non ! Subjugué !

 

C’est ainsi que tout avait commencé. Nous avions poursuivi autour d’un café dans un petit bar tout proche. Elle m’apprit qu’elle était standardiste pour les vacances, mais que son grand projet était de devenir chanteuse auteure-interprète. Nous avions vécu un an d’un amour fusionnel et puis un matin, elle m’avait réveillé en me secouant comme un prunier.

 

-          Je l’ai !

-          Tu as quoi ?

-          Ma chanson

-          Hein !

-          Écoute, la chanson s’appelle « Eh ! Pourquoi pas ! » :

 

Et si le bonheur

Devenait un choix

Si ma vie en couleur

Dépendait que de moi

 

Eh ! Pourquoi pas !

Pourquoi ne pas décider de ça !

Pourquoi pas !

Pourquoi ne pas se battre pour ça !

 

Et si le monde était là

Là tout autour de mes doigts

S’il suffisait d’aimer pour cela

D’aimer tous les êtres, quels qu’ils soient !

 

Eh ! Pourquoi pas !

Pourquoi ne pas décider de ça !

Pourquoi pas !

Pourquoi ne pas se battre pour ça !

 

Et si le temps n’existait pas !

Qu’il n’avait plus de poids sur moi !

Alors je lâcherais mes ailes

Pour qu’elles me mènent jusqu’au ciel

 

Eh ! Pourquoi pas !

Pourquoi ne pas décider de ça !

Pourquoi pas !

Pourquoi ne pas se battre pour ça !

 

Je partirai dès demain

Parcourir tous les chemins

Qui mènent aux cœurs des humains

Pour unir ensemble toutes nos mains

 

Eh ! Pourquoi pas !

Pourquoi ne pas décider de ça !

Pourquoi pas !

Pourquoi ne pas se battre pour ça !

 

Un mois après ce réveil brutal sa chanson était sur toutes les radios et elle partit en tournée. Au début, elle m’appelait tous les soirs. Puis ce fut une fois par semaine et un matin, la radio annonça sa disparition dans un crash aérien.

 

Mon Ange avait pris son envol ! »

 

Lentement, Gilles pose son stylo-plume. Il range son texte dans le premier tiroir de son bureau et sort son arme du tiroir central. Après avoir éteint toutes les lumières, fermé sa porte à clef, il se dirige vers la falaise. Il en a assez d’attendre que les ombres l’emportent. Il jette un dernier regard sur le ciel flamboyant et presse la détente.

 

Maridan 6/09/2017

 

Ce texte a été écris suite aux consignes des ateliers suivants : 

Atelier 46 chez Ghislaine  vert

Défi 126 d'Evy le thème est l'ombre

Défi du 6/9/17 Jill Bill violet

Défi Miletune rose fluo

Le nid des mots rouge

La nouvelle petite fabrique d'écriture  bleu

 

 

 


06/09/2017
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Le mariage - 2ème atelier de l'été

L'union sacrée

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Chaleur, été, mariage, amour, amitié, devoir, responsabilité, avenir, espoir, univers

 

Il faisait une chaleur infernale cet été de 2016 lorsqu’ils s’étaient rencontrés au mariage de leur meilleur ami avec une charmante blondinette.

 

Est-ce à voir l’amour du couple uni par le prêtre, ou l’amitié immédiate qui avait fleuri entre eux, toujours est-il que lui s’était fait un devoir de la séduire.

 

Ce serait elle et nulle autre. Lorsque le père de la jeune fille comprit ce qui arrivait, il le somma de prendre ses responsabilités. Pour lui, leur avenir passait obligatoirement par une union sacrée.

 

Il rassura son beau-père en lui faisant sa demande officielle le soir même.

 

Quant à sa promise, elle avait eu l’espoir de le conquérir depuis leur première rencontre. Unis, ils se savaient prêt à affronter l’univers, mais pour le moment, il fallait préparer leurs noces.

 

Maridan 2/09/2017


02/09/2017
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3ème atelier de l'été

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En ce jour néfaste, la mélancolie règne dans la forêt des elfes. Leurs cœurs sont emplis de tristesse depuis que leurs amis les oiseaux leur ont conté l’étrange disparition de l’amitié qui liait, jusqu’à présent, tous les animaux de ces bois.

 

Tout a commencé lorsque Monsieur renard a mangé maman lapin. La magie de la fée Mélusine n’a pas réussi à la ramener à la vie.

 

Les oiseaux racontent aux elfes que depuis, les petits lapereaux errent seuls et affamés. Ils ont vu de nombreux prédateurs approcher de leur terrier et ils sont très inquiets. Même leur ami le hibou n’a pas voulu les aider ce qui est très inhabituel.

 

Ce bouleversement intrigue les elfes qui décident d’emporter les petits lapins chez elles. Tandis qu’elles réfléchissent à la façon de ramener la paix dans leur chère forêt, les lapereaux ivres de joie et repus se reposent près de leurs amies.

 

Maridan 


01/09/2017
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Atelier 10 - 2ème sujet

Les femmes guettent le facteur porteur de bonnes et mauvaises nouvelles quand soudain, le buraliste leur apprend que ce matin, en forêt, une grand-mère a été retrouvée errant seule et affamée. Son mari était parti la veille à bord de sa voile latine. Il avait dépassé le phare avant de disparaître au loin. Elle avait fait chauffer sa poêle pour lui préparer un bon dîner pour son retour. Indécise, elle avait longtemps hésité entre du poisson et de la viande. Finalement, elle avait choisi la viande. Son repas terminé, elle était retourné aux vignes, tailler quelques ceps, lorsqu’elle avait entendu les cloches de l’église sonner le tocsin. Toutes les femmes de pêcheurs savent ce que cela signifie. Elle avait disparue depuis deux jours quand enfin les gendarmes l’avaient retrouvée. C’est son mari, de retour au port, qui avait signalé sa disparition. Les deux tourtereaux se sont retrouvés avec bonheur et ils célèbrent cela avec leurs amies.

 

Maridan 10/07/2017 18h35.


12/07/2017
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Atelier N° 9 - 2017 2ème sujet

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illustration :  Femme de marin

Dans cette jolie famille

Ce n’est pas l’or qui brille

Il suffit de voir leurs yeux

Pour comprendre leurs cœurs joyeux

 

Ils ont la pureté de l’être

Et se moquent bien du paraître

Dans les frimas de novembre

Ils ne quittent pas leur chambre

 

Ils n’ont pas besoin de se toucher

Ou de se faire marcher

Lorsque leurs visages s’éclairent

C’est que près d’eux est leur mère

 

Dans leurs cœurs, telle une flamme,

Elle illumine leurs âmes.

Ils se couchent en priant

Devant son visage souriant

 

Ils n’écoutent pas les fous parler patrie

Leur mère dit que ces causeries

Font les femmes qui pleurent

Et qui comptent les heures

 

Chaque jour, elle les mène au phare

Espérant le retour de la fanfare

Pour qu’un jour, tous ensemble au pied des roseaux

Ils puissent à nouveau regarder voler les oiseaux

 

Maridan 9/07/2017

 


10/07/2017
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