Les mots de Montpellier

Les mots de Montpellier

Les auteurs de 2013 à 2017


Atelier 8 - 2017 sujet 1 - Lipogramme sans A

Difficile d'être bien !

Illustration de Claudia Tremblay

 

Zut de zut ! Quel cirque ! Que cherche Cyprien ? Ce clown triste reste une énigme pour moi. N'est-il point devenu le roi des entourloupes  pour me couper l'herbe sous le pied ? Me prend-il pour une imbécile ? Je ne suis plus que l'ombre de moi-même. Et le temps file trop vite. Les heures, les minutes, les secondes s’égrènent. L'horloge de l'oncle Yvon, qui rythme mes jours et mes nuits, sonne. Je quitte mes rêves. Je sors enfin de cette torpeur qui m'enveloppe et m'embrume. Plus besoin de tergiverser. Je dois me décider. Je dois me dépêcher. Je dois jeter un œil sur ces documents qui m'ennuient. Je dois refouler ces pensées qui m'encombrent l'esprit. On dit que le silence est d'or, que les murs ont des oreilles. Personne pour m'entendre ou me contredire. En vérité, je me sens bien en peine pour continuer ce chemin épineux et sinueux...Est-il utile de me morfondre ? Dois-je rester cloîtrée ? Éplucher les légumes pour occuper mes doigts en cuisine ? Dévorer mes livres ? Bouquiner pour meubler mes longues soirées d'hiver ? Oublier d'où je viens et qui je suis ? M'envoler pour des cieux plus cléments ? Tout ici n'est que dérision ! Et tous ces gens imbus d'eux-mêmes qui tiennent les ficelles  du monde...  Et tous ces coups fourrés qui me donnent le vertige ! Dieu qu'il est difficile d'être bien !  Seul mon minou noir et complice Zébulon me réconforte, me console. Il ronronne... 

 

Kimcat cliquez sur le nom de l'auteure pour découvrir son blog et sa passion pour les chats.


26/05/2017
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atelier 5 - photo des corps enlacés

Cœurs de femmes

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Nous ne pouvons exister dans l'invisible

Tout en sachant qu'en amour tout est possible

Ce mode de pensée décrivant des abus

N’éteint pas nos de désirs de femme défendues

 

Notre frénésie torride fusionnelle

Entretient notre relation passionnelle

Je ne crains pas d'être à jamais rejetée

De cette union que je ne peux décliner

 

J'aspire à nourrir notre intimité

Avec cette flamme qui s’est embrasée

La morale inspirée par notre fusion

Ne pouvant tourmenter notre vive passion

 

Je veux voyager libérer mes émotions

Je me détache de toutes ces réflexions

De tes étreintes furtives, je m'inonde.

Notre ivresse se révèle profonde

 

Tendrement enlacées sur un lit de d’Aquin

Au  creux de tes reins mes seins effleurent les tiens

Je m'abandonne sous tes douces caresses

Je prolonge cet instant pour qu'il ne cesse

 

Nos ébats fruits de notre appartenance

Ne sont pour vous qu'un signe de décadence

Notre histoire s’enflamme avec ardeur

Je décline vos règles qui visent nos cœurs

 

Lynda


22/03/2017
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Sujet 2 atelier 5 - 2017

QUAND LA VIE VACILLE ...
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La vie vaut-elle d’être vécue ?
Qui ne s’est posé la question
Un jour de détresse absolue
Un jour d’ultime rébellion
Sans amour, sans travail,
Sans argent, triste avenir ?
Pour certains ce ne peut être pire
Périr, survivre, poursuivre la bataille
Coûte que coûte, avec conviction
Reprendre le dessus
Sauver sa situation
La vie reprend le dessus ?

Cricket


22/03/2017
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1er atelier - 2017 - 1er sujet

Résultat de recherche d'images pour "homme qui se suicide"

 

Notre amour, ce jour, acculé à ce mur

Entend ces vieilles pierres qui me murmurent 

Comme notre ardeur est tombée dans la boue

Je déambule tel un véritable fou

 

Tourmenté, je ne peux contenir mes pleurs.

C’est dans mon coeur accablé de tant de douleur 

Que ces lourdes pierres, une à une, se brisent

À te regarder seul vivre à ta guise

 

Sur mes lèvres, j'ai le goût amer de mes pleurs

La froideur de ce mur est égale à ton coeur

Allongé, telles ces pierres qui jonchent le sol,

Saisi par la perte de ton auréole 

 

Par désespoir, je les ramasse une a une

tâchant de me construire sans rancune

Déterminé, je choisis de franchir ce mur

Oublier un temps le poids de mes blessures 

 

J'aperçois au loin une magnifique forêt 

Endeuillé, je veux l'atteindre pour méditer

En quête d'une ingénieuse solution 

Je me concentre pour préparer une potion

 

Précis, je choisis des herbes vénéneuses

Ainsi j'espère trouver une fin heureuse 

Étourdi, s'envolent mes angoisses 

Je m'empoisonne, lentement, je trépasse 

 

Lynda 15 mars 2017

 


18/03/2017
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ATELIER 4 - 2017 - 2EME SUJET

Arbre maudit ? Harmonie ?

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Deux êtres enracinés

Dans leurs habitudes

Se retrouvèrent un jour

Pris au piège de l’amour.

 

L’un et l’autre se frôlèrent

S’embrassèrent, s’accouplèrent

Jusqu’à ne former plus qu’un

Indivisible arbre … maudit ?

Cela ne semble pourtant

A voir ce regard tendre

De la dulcinée sur sa moitié.

 

Cricket

 



18/03/2017
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1er-atelier-de-l-année-2017 3ème sujet - par Kimcat

 

Ronde de mots

                         Affiche de 1898  par O'Galop (Source Wikipedia)

j'ai choisi le sujet 3, la ronde de mots : Année - appétit - succulente - soleil - voiture - souris - explosion - plume - photo - animation

 

Au seuil de la nouvelle année, Barnabé avait pris la ferme résolution de perdre du poids. Il en avait marre de ressembler à Bibendum ! Le plus drôle  était qu'il travaillait dans la célèbre manufacture française des pneumatiques ! S'il ne voulait pas faire de l'ombre au petit Bonhomme Michelin, il allait devoir  freiner son appétit  gargantuesque.

 

Pour commencer,  il ne se laisserait pas tenter par lasucculente  tartiflette préparée par sa  blondinette amie. Elle avait beau briller comme un soleil, le mener par le bout de son petit nez en trompette, rouler à tombeau ouvert dans sa voiture dernier cri, un cabriolet  gris souris, il n'allait pas tarder à lui écrire de sa plus belle plume, qu'il avait décidé de rompre avec elle.

 

Leur couple était au bord de l'explosion. Il ne pouvait plus la voir ni enphoto  ni en peinture.  Mais il ne se berçait pas d'illusions, Micheline avec l'énergie du désespoir, s'était accrochée à ses basques comme une moule à son rocher et "nom d'un petit bonhomme", il allait y avoir de l'animation à la maison...

 

 

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NB : Bibendum, aussi appelé Bonhomme Michelin, est la mascotte de Michelin, la manufacture française des pneumatiques. Créé en 1898, il est devenu emblématique de la marque. Il naît d'une image qui traverse l'esprit d'Édouard Michelin, un jour de 1894 lorsqu'il voit un empilement de pneus évoquant la forme d'un homme. Plusieurs dessinateurs sont sollicités pour faire de la publicité en s’appuyant sur cette idée, le plus connu d’entre eux est Marius Rossilon, ditO'Galop, qui représentera le mieux en 1898 le bonhomme Michelin, « Bibendum ».


08/03/2017
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Atelier 1 et 2 - 2017 par Lynda

Atelier 2 - 2017 - 1er sujet

Claire, âme si limpide

 Résultat de recherche d'images pour "femme habillée de treillis"

Un rire franc et éclatant. Instantanément,  je sais de qui il s' agit. C'est Claire, comme son prénom l'indique, limpide jusque dans ses dires. Tous recherchent ses bonnes paroles, ses conseils, ses histoires, anecdotes et blagues. Elle est présente partout où elle passe. Elle y laisse sa trace. Elle est la meilleure amie de chacun tant elle sait leur prodiguer ses soins. À l'écoute du moindre chagrin, elle éponge, mais pas en vain. En fait, Claire se sert beaucoup de ses expériences pour guider sur le chemin chaque personne blessée. 

 

De sa vie si tourmentée, elle a su faire sa résilience pour mieux nous faire jouir de sa présence. Elle n'a pas cultivé son intelligence sur les bancs de l'école, mais sur ceux de la vie. Ce qui la rend authentique. Elle a beaucoup de charme nourri par ses yeux espiègles vert émeraude en amande. Ses sourcils châtains se soulèvent au moindre changement de situation.  Son nez, dont la pointe s' élance vers l'avant, révèle de petites narines en mouvement perpétuel tant elle goûte à la vie. Son joli sourire laisse découvrir de belles pommettes roses. Ses lèvres charnues invitent au désir. Elle est fine de taille, a de petits seins, de petites mains et des doigts fins qu'elle orne de bagues de pacotille.

 

Elle n'accorde pas de valeur à ce qui est strictement matériel, mais aux symboles de la vie. Malgré sa jolie taille, elle est fagotée de pantalons treillis larges et de pulls délavés verts militaire ou marrons. Seules les couleurs que lui offre la nature lui importent. Seuls aussi, les livres lui apportant de l'émotion trônent sur sa table de chevet. Elle aime ces personnages et leurs histoires. Parmi ces livres, il y en a certains qu'elle a écrit et qu'elle relit par amour de l'autre. 

 

Je comprends alors qu'à travers l'autre elle revit. Les peines et les joies de ses amis qui ne sont que le reflet de son histoire réinventée chaque jour avec une fin heureuse, ce qu'elle s' évertue à reproduire. Ainsi, Claire ne fait que composer l'avenir de chacun sur des pierres polies par son état d'esprit. 

 Atelier 1 - 2ème exercice - Le poème

Inclination naturelle

 Résultat de recherche d'images pour "chêne"

Écorces striées de ces gros chênes

Dévoilant leur vie au nombre de jours

Jouvence de cette nourrissante fontaine

L'eau de pluie aidant pour toujours

 

Danse d'une feuille morte qui tombe

Apaisant celui que l'on veut consoler

Effaçant sa lourde peine qui tombe

Pour ne plus jamais, jamais en parler

 

Cette forêt à la couleur universelle

Se traverse avec des pas de géant

S' épanchant telle l'eau qui ruisselle

Avec l'illusion de franchir le néant

 

Les rayons du soleil que tout fait luire

Se dispersent dans la terre pour semer

Semer des graines de vie pour produire

Ce parfum exaltant du verbe aimer

 

Revenir du passé auprès de ces ruines

Entre deux pierres, y déposer un secret

Pour disparaître derrière les collines

Et ressurgir en pensées dans ces forêts

 

Plénitude absolue sous les dômes

Profondeurs de mots à chanter

Réveillant des morts les fantômes

Un à un chaque mot pour les visiter

 

Fantasmer sur des fleurs nouvelles

Que l'on aurait terni par des pleurs

Leur susurrer qu'elles sont très belles

Ces préliminaires sont parmi les meilleurs

 

En toutes saisons, tant de sacrifices

Par leur floraison surgit la paix

Privilégiant des jours propices

À un luxuriant manteau épais

 

Les feuilles séchées se meurent

La nature se profile un bel avenir

Seules les pierres demeurent

Vestige de ces  piliers  à bénir

 

Le soleil éclaire leurs futurs

Persistant jusqu'à ce qu'ils éclosent

Le bruit du  vent qui murmure

Réveille la pluie tels des sanglots qui osent

 

Le vent se calme, ils sont sereins

Chaque brindille peut se reposer

La mousse verdie sous les chênes

Et la nature s' enivre tel un baiser

 

Lynda 5/03/2017


07/03/2017
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Atelier 2 - 2017 - 3ème sujet

Une page de vie tournée

http://www.pelerin.com/var/pelerin/storage/images/l-actualite-autrement/valerie-trierweiler-l-amer-merci-d-une-femme-trahie/27800832-1-fre-FR/Valerie-Trierweiler-l-amer-merci-d-une-femme-trahie_lightbox_full.jpg

Effondrée, Herveline était au 36e dessous...  Son mari était la proie des démons  de midi et de minuit réunis. Elle aurait dû s'en douter qu'il courait le guilledou ! Toutes ses douceurs et ses attentions inaccoutumées l'avaient intriguée, interloquée et lui avaient mis la puce à l'oreille. Sans commune mesure, il fallait qu'elle se rende à l'évidence, son cher et tendre depuis plus de 30 ans, la trompait.

 

Comment allait-elle se relever ? Elle avait beau se dire qu'elle n'était ni la première ni la dernière à qui ça arrivait, cela ne la consolait pas pour autant. Quel goujat ! Quelle inconduite de sa part, après tout ce qu'ils avaient vécu ensemble ! Les petits bonheurs, les gros tracas et enfin les enfants...

 

D'ailleurs, qu’allaient-ils en penser ? Elle savait déjà que Numa et Bambou en seraient peinés. Elle se sentait bafouée, salie... Elle n'en avait que faire de sa galanterie déplacée pour arrondir les angles.  Et il ne lui servirait à rien de vouloir la fleurir pour se racheter. C'était trop tard ! Martin Grive, son époux, devant Dieu et les hommes l'avait bel et bien trahie.  Elle ne lui pardonnerait jamais ses frasques. Elle n'aurait nul besoin de fouiller dans ses archives. Sans chercher, elle était tombée par hasard sur une lettre énamourée de l'une de ses dulcinées.

 

A l'aube de ses cinquante ans, Herveline allait devoir refermer une page de sa vie. 

 

kimcat http://kimcat1b58.eklablog.com/une-page-de-vie-tournee-a128288248


10/02/2017
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Atelier 2 - 2017 - 3ème sujet

Musique de Daniel Guichard - La tendresse

 

Cette passion commune que nous avions pour la littérature nous donnait énormément d'enthousiasme lorsque nous nous voyions.

 

C'était pure douceur, moment d'exception. La galanterie n'était pas pour lui un mot d'un autre siècle. A toute occasion, il me le démontrait.

 

La dernière fois, par exemple, il était arrivé avec un bouquet, sans raison, si ce n'est l'envie de me faire plaisir, de fleurir mon balcon.

http://www.mode34b.com/wp-content/uploads/2012/10/Gentleman.jpeg

Tenir et refermer la porte derrière moi était également pour lui quelque chose de naturel, qui allait de soi.

 

Jamais il ne fit preuve d'inconduite ni ne se laissa aller envers moi, porté par quelques démons, à des gestes mal placés.

 

Je n'étais pas pour lui  un gibier, une quelconque grive à chasser. Courtois, tendre sans trop, il savait être souple dans ses propos.

 

Aussi droit et rigide qu'un bambou, pourtant, il se tenait. Mais c'était un gentleman né.

 

Personne, dans notre entourage, ne connaissait son passé amoureux. Les archives de son cœur, jamais, il n'avait dévoilé. C'était un homme discret.

 

Cricket

Découvrez son blog : http://cricket.eklablog.com/atelier-de-montpellier-la-ronde-des-mots-a128269652


04/02/2017
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La starlette -Les Mots de montpellier -1er 2017- N°3

La starlette 

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Légère comme une  « plume » , elle marche d’un pas dansant sous le  « soleil » de printemps. Cela fait des « années » qu’elle ne s'est pas sentie aussi bien, elle sent monter en elle un grand « appétit  » de vivre.

 

Elle a vécu pendant trop longtemps repliée sur elle même, ne sortant plus de la maison, petite  « souris » grise sursautant au moindre bruit, fuyant  « l’animation » des rues, fuyant tout et tous. Elle ne supporte plus les flashes des appareils « photo ».

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Elle avait eu sa période de célébrité, qui peu à peu l’avait envahie au point de l’étouffer, la plongeant dans une grande morosité qui l’a conduite un jour à foncer avec sa  « voiture » dans un arbre …. Une grande  « explosion » de verre et de feu, puis plus rien que des « années » de reconstruction.

 

Aujourd’hui, elle laisse le passé derrière elle, elle peut de nouveau se promener nez au vent sans faire se retourner les passants, d’abord d’adoration et ensuite d’horreur… Et elle s’en va d’un pas léger s’offrir un « succulent » déjeuner.

 

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je vous invite à découvrir son joli blog :  https://mandrine6.wordpress.com/

 Image4.gifMandrine 


31/01/2017
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