Les mots de Montpellier

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Les auteurs


Atelier 15 - 1er sujet

Courir à en perdre haleine

Au mieux, sans réfléchir.

La technique ne vaut pas a peine

Etre juste l’homme du plaisir.

Etonnant ! Les Occidentaux

Pensent plus à allonger le pas

Sans s’intéresser à leur saut

Pourtant, un mouvement délicat

Fait disparaître l’effort en trop.

Ne subsiste alors que la joie

 

Maridan 14/09/2017


15/09/2017
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Atelier 15 - 2ème sujet

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Tu es mon île

Mon battement de cœur

Ma joie de vivre

 

Tu me rends libre

Beaucoup moins fragile

Et pleine d’ardeur

 

Entend ma clameur

Je me sens ivre

Vivre est si facile

 

Maridan 14/09/2017


14/09/2017
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défis proposés par d'autres ateliers d'écriture

Et pourquoi pas !

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Comme la nuit tombait, Gilles décida de rentrer. Le ciel avait pris les couleurs chaudes de l’automne. Seul face au coucher de soleil, il laissa son esprit vagabonder au-delà de l’horizon.

 

Sa vie avait été ponctuée de voyages autour du monde. À toujours se presser, à ne jamais poser ses valises, il était passé à côté du bonheur. Pourtant, il y avait eu cette rencontre magique qui avait failli changer le cours de son existence. Une femme, une vision, un rêve éveillé qui aurait pu le pousser vers le bonheur.

 

Audacieuse et si belle

Nul n’aurait pu l’arrêter

Gracieuse et rebelle

Elle l’avait abandonné

 

Elle avait emporté avec elle la clé de son cœur. Il n’avait pas supporté le choc de sa disparition. Après une crise de désespoir infini qui l’avait fait sombrer au cœur des ténèbres, il avait réussi à reprendre pied dans la réalité, mais son cœur était resté prisonnier des limbes. Un matin, il avait enfin ouvert sa porte et avait commencé à voyager aux quatre coins de la planète. Il noyait souvent sa souffrance dans les alcools ambrés qui lui rappelaient la couleur de la peau de son bel ange, trop tôt disparu. Naviguer à travers l’obscurité de son âme ne lui faisait plus peur. Il en arrivait à envisager sa propre mort avec soulagement.

 

Un coup de klaxon le tira de sa rêverie éveillée. Il détourna ses yeux de l’horizon et prit le chemin du retour. Arrivé chez lui, il posa son chapeau sur le guéridon de l’entrée. Il avait soudain, une furieuse envie d’écrire.

 

Il se dirigea vers son bureau, prit une feuille de papier et son stylo-plume et posa les premiers mots.

 

« La première fois qu’Ange entra dans ma vie, elle était assise sur un cheval de bois qui faisait virevolter ses longs cheveux blonds. Cette créature, si féminine, riant aux éclats, sur ce vieux manège de chevaux de bois, avait quelque chose d’irréel.

 

Moi, je n’étais qu’un cuisinier du dimanche venu là pour une pause salvatrice, après des heures passées en cuisine dans une chaleur infernale. Le sandwich que je m’apprêtais à dévorer n’arriva jamais jusqu’à ma bouche. La vision de cette merveilleuse créature m’avait immobilisé.

 

Je fus bien content de la voir descendre de cheval et se diriger vers moi. Je devais avoir un air stupide, car elle m’aborda en riant.

 

- Si vous ne mangez pas ce casse-croûte, je vous le rachète. Je meurs de faim !

 

J’étais abasourdi. Je me retournai vivement, mais il n’y avait personne derrière moi. C’était donc bien moi le destinataire de cette demande. Sans un mot, je lui tendis mon repas.

Elle éclata de rire !

- Ce n’est pas possible ! Vous êtes muet !

- Non ! Subjugué !

 

C’est ainsi que tout avait commencé. Nous avions poursuivi autour d’un café dans un petit bar tout proche. Elle m’apprit qu’elle était standardiste pour les vacances, mais que son grand projet était de devenir chanteuse auteure-interprète. Nous avions vécu un an d’un amour fusionnel et puis un matin, elle m’avait réveillé en me secouant comme un prunier.

 

-          Je l’ai !

-          Tu as quoi ?

-          Ma chanson

-          Hein !

-          Écoute, la chanson s’appelle « Eh ! Pourquoi pas ! » :

 

Et si le bonheur

Devenait un choix

Si ma vie en couleur

Dépendait que de moi

 

Eh ! Pourquoi pas !

Pourquoi ne pas décider de ça !

Pourquoi pas !

Pourquoi ne pas se battre pour ça !

 

Et si le monde était là

Là tout autour de mes doigts

S’il suffisait d’aimer pour cela

D’aimer tous les êtres, quels qu’ils soient !

 

Eh ! Pourquoi pas !

Pourquoi ne pas décider de ça !

Pourquoi pas !

Pourquoi ne pas se battre pour ça !

 

Et si le temps n’existait pas !

Qu’il n’avait plus de poids sur moi !

Alors je lâcherais mes ailes

Pour qu’elles me mènent jusqu’au ciel

 

Eh ! Pourquoi pas !

Pourquoi ne pas décider de ça !

Pourquoi pas !

Pourquoi ne pas se battre pour ça !

 

Je partirai dès demain

Parcourir tous les chemins

Qui mènent aux cœurs des humains

Pour unir ensemble toutes nos mains

 

Eh ! Pourquoi pas !

Pourquoi ne pas décider de ça !

Pourquoi pas !

Pourquoi ne pas se battre pour ça !

 

Un mois après ce réveil brutal sa chanson était sur toutes les radios et elle partit en tournée. Au début, elle m’appelait tous les soirs. Puis ce fut une fois par semaine et un matin, la radio annonça sa disparition dans un crash aérien.

 

Mon Ange avait pris son envol ! »

 

Lentement, Gilles pose son stylo-plume. Il range son texte dans le premier tiroir de son bureau et sort son arme du tiroir central. Après avoir éteint toutes les lumières, fermé sa porte à clef, il se dirige vers la falaise. Il en a assez d’attendre que les ombres l’emportent. Il jette un dernier regard sur le ciel flamboyant et presse la détente.

 

Maridan 6/09/2017

 

Ce texte a été écris suite aux consignes des ateliers suivants : 

Atelier 46 chez Ghislaine  vert

Défi 126 d'Evy le thème est l'ombre

Défi du 6/9/17 Jill Bill violet

Défi Miletune rose fluo

Le nid des mots rouge

La nouvelle petite fabrique d'écriture  bleu

 

 

 


06/09/2017
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Le mariage - 2ème atelier de l'été

L'union sacrée

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Chaleur, été, mariage, amour, amitié, devoir, responsabilité, avenir, espoir, univers

 

Il faisait une chaleur infernale cet été de 2016 lorsqu’ils s’étaient rencontrés au mariage de leur meilleur ami avec une charmante blondinette.

 

Est-ce à voir l’amour du couple uni par le prêtre, ou l’amitié immédiate qui avait fleuri entre eux, toujours est-il que lui s’était fait un devoir de la séduire.

 

Ce serait elle et nulle autre. Lorsque le père de la jeune fille comprit ce qui arrivait, il le somma de prendre ses responsabilités. Pour lui, leur avenir passait obligatoirement par une union sacrée.

 

Il rassura son beau-père en lui faisant sa demande officielle le soir même.

 

Quant à sa promise, elle avait eu l’espoir de le conquérir depuis leur première rencontre. Unis, ils se savaient prêt à affronter l’univers, mais pour le moment, il fallait préparer leurs noces.

 

Maridan 2/09/2017


02/09/2017
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3ème atelier de l'été

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En ce jour néfaste, la mélancolie règne dans la forêt des elfes. Leurs cœurs sont emplis de tristesse depuis que leurs amis les oiseaux leur ont conté l’étrange disparition de l’amitié qui liait, jusqu’à présent, tous les animaux de ces bois.

 

Tout a commencé lorsque Monsieur renard a mangé maman lapin. La magie de la fée Mélusine n’a pas réussi à la ramener à la vie.

 

Les oiseaux racontent aux elfes que depuis, les petits lapereaux errent seuls et affamés. Ils ont vu de nombreux prédateurs approcher de leur terrier et ils sont très inquiets. Même leur ami le hibou n’a pas voulu les aider ce qui est très inhabituel.

 

Ce bouleversement intrigue les elfes qui décident d’emporter les petits lapins chez elles. Tandis qu’elles réfléchissent à la façon de ramener la paix dans leur chère forêt, les lapereaux ivres de joie et repus se reposent près de leurs amies.

 

Maridan 


01/09/2017
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Atelier 10 - 2ème sujet

Les femmes guettent le facteur porteur de bonnes et mauvaises nouvelles quand soudain, le buraliste leur apprend que ce matin, en forêt, une grand-mère a été retrouvée errant seule et affamée. Son mari était parti la veille à bord de sa voile latine. Il avait dépassé le phare avant de disparaître au loin. Elle avait fait chauffer sa poêle pour lui préparer un bon dîner pour son retour. Indécise, elle avait longtemps hésité entre du poisson et de la viande. Finalement, elle avait choisi la viande. Son repas terminé, elle était retourné aux vignes, tailler quelques ceps, lorsqu’elle avait entendu les cloches de l’église sonner le tocsin. Toutes les femmes de pêcheurs savent ce que cela signifie. Elle avait disparue depuis deux jours quand enfin les gendarmes l’avaient retrouvée. C’est son mari, de retour au port, qui avait signalé sa disparition. Les deux tourtereaux se sont retrouvés avec bonheur et ils célèbrent cela avec leurs amies.

 

Maridan 10/07/2017 18h35.


12/07/2017
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Atelier N° 9 - 2017 2ème sujet

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illustration :  Femme de marin

Dans cette jolie famille

Ce n’est pas l’or qui brille

Il suffit de voir leurs yeux

Pour comprendre leurs cœurs joyeux

 

Ils ont la pureté de l’être

Et se moquent bien du paraître

Dans les frimas de novembre

Ils ne quittent pas leur chambre

 

Ils n’ont pas besoin de se toucher

Ou de se faire marcher

Lorsque leurs visages s’éclairent

C’est que près d’eux est leur mère

 

Dans leurs cœurs, telle une flamme,

Elle illumine leurs âmes.

Ils se couchent en priant

Devant son visage souriant

 

Ils n’écoutent pas les fous parler patrie

Leur mère dit que ces causeries

Font les femmes qui pleurent

Et qui comptent les heures

 

Chaque jour, elle les mène au phare

Espérant le retour de la fanfare

Pour qu’un jour, tous ensemble au pied des roseaux

Ils puissent à nouveau regarder voler les oiseaux

 

Maridan 9/07/2017

 


10/07/2017
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Atelier 7 - Tautogramme en A

 

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Aux amis abandonnés

A cause d’abjection

A l’amour absolu et avoué

Abordé avec ambition

Avec l’ardeur assoiffée

D’une Adèle amoureuse

Aux allitérations accordées

Avant d'apercevoir l’amour

Aux  absences aliénantes

Acceptées avec abnégation

A l’ambition assouvie

D’aimer avec adoration

Aspirer avant toute autre chose à

Un abandon assumé

 

Maridan 22/06/2017


24/06/2017
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Atelier 8 - 2017 sujet 1 - Lipogramme sans A

Difficile d'être bien !

Illustration de Claudia Tremblay

 

Zut de zut ! Quel cirque ! Que cherche Cyprien ? Ce clown triste reste une énigme pour moi. N'est-il point devenu le roi des entourloupes  pour me couper l'herbe sous le pied ? Me prend-il pour une imbécile ? Je ne suis plus que l'ombre de moi-même. Et le temps file trop vite. Les heures, les minutes, les secondes s’égrènent. L'horloge de l'oncle Yvon, qui rythme mes jours et mes nuits, sonne. Je quitte mes rêves. Je sors enfin de cette torpeur qui m'enveloppe et m'embrume. Plus besoin de tergiverser. Je dois me décider. Je dois me dépêcher. Je dois jeter un œil sur ces documents qui m'ennuient. Je dois refouler ces pensées qui m'encombrent l'esprit. On dit que le silence est d'or, que les murs ont des oreilles. Personne pour m'entendre ou me contredire. En vérité, je me sens bien en peine pour continuer ce chemin épineux et sinueux...Est-il utile de me morfondre ? Dois-je rester cloîtrée ? Éplucher les légumes pour occuper mes doigts en cuisine ? Dévorer mes livres ? Bouquiner pour meubler mes longues soirées d'hiver ? Oublier d'où je viens et qui je suis ? M'envoler pour des cieux plus cléments ? Tout ici n'est que dérision ! Et tous ces gens imbus d'eux-mêmes qui tiennent les ficelles  du monde...  Et tous ces coups fourrés qui me donnent le vertige ! Dieu qu'il est difficile d'être bien !  Seul mon minou noir et complice Zébulon me réconforte, me console. Il ronronne... 

 

Kimcat cliquez sur le nom de l'auteure pour découvrir son blog et sa passion pour les chats.


26/05/2017
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Atelier N°8 - 2017 par Maridan

Les mots de Montpellier, lipogramme en A

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Belle ingénue, insensible et menue, vois le ciel si bleu et devine les rêves fous du terrible rouquin qui te suit. Ils sont de feux, bien souvent porteurs de films sinistres, où vous sombrez tous deux dans un désespoir terriblement lugubre. Il se meurt de ne pouvoir te posséder, libère le de cette peine imméritée celle de trop te chérir. Et si quelquefois tu hésites à lui sourire pense que ce n’est qu’une éphémère envie et oublie-le.

 

L’image

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Photos d'Aniezka Lorek

Son désespoir a étreint chaque fibre de son être et de son âme. Chaque seconde qui s’écoule lui semble interminable et le temps n’a plus de fin. Même la douleur n’a plus de prise sur elle. Son esprit a quitté son corps, il dérive libre de toute entrave. Léger il va au gré de l’eau. Sa magnifique chevelure de feu flotte autour de son doux visage lui offrant une auréole de vie et lui conférant une sérénité qu’elle n’avait plus. Ses proches se sont rendus à la rivière  et ils ont jetés des gerberas roses, blancs et jaunes. Sa peau diaphane semble un marbre de carrare, même l’eau irradie le blanc de ce ciel d’hiver qui pleure cette belle enfant qui flotte dans le néant enfin libérée.

 

La ronde de mots

 

Mourir avait été une expérience nouvelle. Il fallait bien commencer par quelque chose. Elle avait exploré les différentes possibilités. Son malheureux compagnon avait rédigé le chèque pour son euthanasie. Certes, il avait été surpris de la trouver si sereine, mais le diable pouvait bien repasser, elle ne  serait pas dans le groupe de ceux qui supplient avant de rendre les armes.

 

Maridan 26/04/2017


27/04/2017
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