Les mots de Montpellier

Les mots de Montpellier

Atelier du 25/08/2015

La curiosité est un vilain défaut

 

Acte1 – scène 1

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Le Paradis... Dialogue entre un homme arrivé depuis plus d’un mois et Saint Pierre qui le reçoit.

 

-          Je m’ennuie !

-          La belle affaire ! Tu t’ennuies ! Comment est-ce possible ?

-          Tout ici est trop propre, trop policé, trop attendu ! J’ai envie de fantaisie, de surprises, de coup de théâtre !

-          Vraiment ? N’est-ce pas toi qui, il n’y a pas si longtemps, te plaignais d’être sans cesse tourmenté, sur le fil du rasoir ? Trop de travail, disais-tu. Trop d’obligations, jamais une seconde de repos. Que veux-tu vraiment ?

-          J’aimerais visiter l’enfer !

-          Es-tu devenu fou ?

-          Non ! Mais je ne connais pas. Ce que j’en sais, c’est ce que les prêtres nous apprenaient pour nous mater. La peur du vilain diable si nous n’étions pas sages.

-          À présent que tu me connais, tu doutes encore ?

-          Oui. OK ! Tu es celui qui accueille, le brave Saint Pierre, le bras droit de Dieu, mais pourquoi ne nous dis-tu pas tout ?

-          Tout quoi ? Que veux-tu savoir ?

-          Par exemple, ce qu’il y a derrière cette porte !

-          Laquelle ?

-          Celle-ci !

 

L’homme s’est avancé vers une porte cachée derrière Saint Pierre.

 

-          Tu veux vraiment savoir ? Tu risques de le regretter.

-          Peu importe ! Je veux savoir.

-          Alors, ouvre là !

 

Il ouvre la porte lentement et soudain, il est aspiré avec force. Il se retrouve plongé dans le noir le plus absolu. Il tâtonne autour de lui… Il pense être dans une cage sans barreaux, car l’endroit est exigu. Il baisse ses bras et sent une table. Non ! Plutôt un chariot, car cela roule. Soudain la lumière revient et il découvre que sur le chariot repose un corps recouvert d’un drap. Doucement, il soulève le drap et découvre le visage sans vie d’une femme.

 

-          C’est quoi cette connerie ? hurle-t-il.

 

Il est enfermé dans un ascenseur avec un cadavre. L’ascenseur semble bloqué. Il appuie comme un fou sur tous les boutons, mais rien ne bouge. Soudain, une voix caverneuse s’élève et dit :

 

-          Bienvenue en enfer ! Le meilleur reste à venir.

 

Acte1 – scène 2

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-          Regarde-la bien cette morte, tu ne la reconnais pas ?

-          Non, je ne sais pas qui c’est.

-          Tu es sur ? Regarde bien.

-          Mais enfin qui parle ? Vous êtes bouché. Je vous dis que je ne sais pas qui elle est !

-          Menteur ! Il y a encore un mois, elle était blonde avec de longs cheveux où tu aimais laisser glisser tes doigts.

-          Marika ! Mon Dieu, que c’est-il passé ?

-          Ne blasphème pas chez moi, maudit vermisseau !

-          Comment est-ce possible ? Il y a quelques jours elle était encore dans mes bras, et elle portait notre enfant à venir.

-          Ah ! Ah ! Ah ! Comme tu es drôle ! En enfer, le temps n’existe pas. Hier, demain, aujourd’hui, un siècle, mille ans, cela n’a aucun sens pour moi. Si je le veux… elle vit… ou pas !

-          Où est passé mon fils ?

-          Ton fils ! Comme tu y vas. Duquel parles-tu ?

-          Celui qu’elle portait.

-          Tu veux le savoir ?

-          Oui.

-          Pourquoi ? Quelle importance, puisque tu es mort !

-          Parce que !

-          Parce que quoi ?

-          Tu m’ennuies à la fin avec tes questions débiles.

-          Prends garde, immonde créature !

-           

La lumière s’est à nouveau éteinte.

 

-          Marika, Marika ma douce, que fais-tu sur cette table sinistre ?

 

Acte 1 – scène 3

 

La lumière est revenue, l’ascenseur et Marika ont disparu, il se retrouve dans son laboratoire. Sa machine à voyager dans l’espace-temps est là, intacte. Ses collaborateurs le pressent de questions. Sa machine avait très bien fonctionné avec l’agrafeuse. Il avait réussi à l’envoyer ailleurs. Où, il l’ignore, mais ensuite, elle était revenue. Il se souvient de ses heureux moments fêtés avec Marika et son équipe.

Lucien, son assistant l’interroge une nouvelle fois :

 

 

 

Suite et fin de la piècette :  //www.les-mots-de-montpellier.com/suite-et-fin-de-la-curiosite-est-un-vilain-defaut



03/09/2015
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