Les mots de Montpellier

Les mots de Montpellier

Textes participants au Concours de poèmes la Saint Valentin

Et voilà, De nombreux candidats ont répondu à l'appel pour le concours de la Saint Valentin. Seuls apparaissent ceux retenus par le comité de lecture. Après les poèmes, vous avez le formulaire pour classer vos trois textes préférés. La même chose à la fin des nouvelles.

 

Choisir sera difficile, car il y a vraiment de très jolies choses. Je remercie infiniment les participants pour la qualité de leur textes. A vous tous, je souhaite bonne chance et je vous présente mes meilleurs voeux pour cette nouvelle année riche en promesses.

 

Maridan

 

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« MA SŒURETTE MIGNONNETTE »

 

Mais pourquoi tant d’années

Pour qu’enfin tu pointes ton nez ?

Je t’espérais tellement

Depuis déjà si longtemps.

 

A l’âge de raison, entourée de mes frères déchaînés,

Difficile de jouer à la poupée.

Tu me manquais par ton absence.

Mon désir de petite sœur devint crescendo à l’adolescence.

 

Puis deux décennies se sont succédé,

Enfin, belle brunette tu es arrivée,

Grands yeux noirs et délicates joues pommées,

Teint couleur de pêche, abricoté,
Et depuis, tu es présente dans mes pensées.


Petite Sœur,
Sais-tu combien tu comptes pour moi ?
Toi, la petite sœur qui se fit attendre,
Sais-tu comme je suis bien à tes cotés.

Ton nom est inscrit dans mon cœur tendre,
Jamais je ne pourrais t'oublier.
Tu ne m'as apporté que du bonheur
Et encore pour de nombreuses années.

Petite Sœur,
Ces mots là, je te les dédie,

Pour te dire que dans mon cœur,

Tu tiens une belle place,

Aussi spacieuse que celles de nos parents.

 

Petite Sœur,
Connais-tu mon bonheur ?
Je te dédie ce poème,

Comme une envolée de « je t’aime »,
Pour te dire combien sont fiers Dédou et Papa

Du haut de leur nuage blanc,

De te voir franchir le pas,

Pour mordre la vie à pleines dents.

 

Nous avons mis du temps

Pour nous retrouver vraiment,
Avant de partager
Nos petits malheurs cachés.

 

Petite sœur,
Porteuse de positivité et de réconfort,
Pour nos complicités

Je veux te remercier.
Sache que je t’aime très fort.

 

Petite sœur

Amour, peine ou souffrance,
Je saurais t’écouter,
Tu pourras te confier,

Sereinement en toute confiance.

 

Petite Sœur

Il suffit d’un regard,
Ce n’est pas un hasard,
Pour que l’on se comprenne.

Colère, humour, joie ou chagrin,

Régissent les normes de notre destin.

 

Petite sœur,
Je t’aime de tout mon cœur.
Restons toujours ainsi,
Sœurettes « franginettes » pour la vie.

- - - - - - - - - - - - - - - - - -

Avec mes deux filles tu as joué ;

Le rôle de grande sœur, on t'a attribué.

 

Puis les années se sont écoulées.

Tu as vécu ta vie de ton côté,

Tandis que du mien, loin de toi je cheminais.

 

Tes enfants devinrent tes piliers,

Après des périodes bien agitées.

Tes grands et beaux garçons sont ta fierté.

Tu as toujours su, avec eux, communiquer,

Seule, avec ta force de caractère et ta volonté,

D'une main ferme et d'un cœur tendre, tu les as bien assumés.

 

Treize ans se sont écoulés

Permettant à nouveau de nous rapprocher.

 

Mis à part nos âges, à des jumelles on s’apparentait.

J'étais ton miroir auquel tu t'identifiais.

Au fil des ans, tu savais à qui tu ressemblerai.

 

Sans répit, toujours tu as combattu et positivé.

Souriante, toujours de bonne humeur et emplie de gaieté,

Les obstacles, as su les surmonter ou les détourner.

 

En 2017, une méchante fée t’a accostée,

Sans te demander ton avis, un mauvais sort elle t’a jeté.

 

Mon aide tu as timidement sollicitée,

A la rescousse, hardiment je suis arrivée.

 

D’un seul pas, de toi jamais ne me suis éloignée.

Devenue ton repère, ton garde du corps rapproché,

De moi, ne voulais plus te détacher.

Auprès de toi je suis restée.

 

Cette insidieuse souffrance dans ton corps s'est installée,

Et pourtant, ton âme ne l'y avait point conviée.

La maladie dans son élan foudroyant t'a bloquée,

A la cinquantaine de printemps, à peine entamée.

 

Pourquoi plutôt ne t'être soignée ?

Pour donner le change de paraître en bonne santé ?

Toujours aux autres penser, sans vouloir les inquiéter.

De ta belle personne au cœur d'or, point, ne te préoccupais.

 

Se plaindre n'existe pas dans le lexique de tes positives pensées,

Et nul de t'avoir entendue, ne peut s'en vanter.

 

Attentive à ton entourage, porteuse de réconfort et de sensibilité,

Pour nos complicités je veux te remercier.

Jamais, oh grand jamais je ne pourrais t'oublier !
Toi, ma sœur-fille, que du bien-être tu m'as apporté.

A un chargeur de batterie, te comparais,

De la vitamine C en chair et en os, tu m'offrais.

 

Ton engouement pour la lecture ésotérique recherchée,

Ta rage de vivre et de te battre, illimitée,

Tu n'as fait que répéter,

Sans doute pour nous rassurer,

« Même pas peur... de passer de l'autre côté ! »

 

Que de messages d'amour, de tendresse et d'amitié,

Ma chère sœur, avons-nous échangés.

 

Pourquoi les rôles ont-ils été inversés ?

Pourquoi toi, la plus jeune, m'avoir devancée ?

 

Peut-être de la-haut, un jour me feras-tu connaître la vérité ?

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Houle

 

- Je voudrais m’ébrouer

Redécouvrir le monde

Reparfumer ma vie

Réenchanter mon coeur

Monter jusqu’au sommet

et toucher les étoiles

Intriguer mon regard

pour qu’il se trouve enfin

Je veux m’alluminer

 

- Maman, tu as trois fois vingt ans

et trois petits enfants

Un peu d’argent, du temps

et un grenier à blé

bourré de sentiments

Regarde autour de toi

La vie peut être simple

Quelques loups à enfouir

sous l’édredon des petites peurs nocturnes

Des débuts d’incendie

à éteindre sous la lance de ta longue expérience

Des robes de princesse pour les anniversaires

des mots à faire rimer

L’amour à arrimer

 

- Regarde-le ma fille, le sable de ma vie

Touche-le

Hier encore il était un galet

Aujourd’hui c’est fini

Il s’est déjà enfui

Tes mains pourtant si douces

n’ont pu le retenir

Les rivages inconnus sont tant...

et si tellement...

Séduire les baleines

Comprendre le cri des vagues

et tutoyer la lune

et dompter les rochers

 

- Maman, maman

Que viens-tu me parler

de continents lointains

de mers à traverser

Il suffirait crois-moi

d’un geste à couronner

Caresse le rocher

Accroche la vague à l’âme

Change ton regard, maman

Change ton regard

Change ton regard, maman

Change ton regard

 

- Non

Je veux sortir du bois

Les lauriers sont fanés

Je repars vers le large

Je tente la traversée

 

- Mais tu vas t’y noyer !

 

- Peut-être

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Doucement le frisson se glisse

Dans les méandres de ton cou;

Le battement de la vie éclipse

Chacune de tes douleurs

Chacun de tes supplices.

Je respire et tu souffles

La tiédeur et la glace

La douceur qui m'essouffle.

Suave, tendre, câline,

Les gestes se déclinent

Me révèlent et t'enlacent.

L'amour est une impression

Un instant, une question,

Pour qui sait la poser,

Le temps d'une scission.

 

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"Dans un coin"

 

Dans un petit coin de ma tête, il y a une ville en carton,

On y croise des notes qui se plient sous le vent.

Et au fond, une silhouette, sur des feuilles en coton,

C'est notre fille, elle sanglote. Je crois qu'elle veut sa maman.

 

Dans un petit bout d'idée, il y a une vague en dentelle,

On y nage à l'envers, on y perd ses douleurs.

Je m'y noierais volontiers, si c'était sous ton aile,

Mais je te sens en colère, et je ne veux pas te faire peur.

 

Dans un petit coin de mon cœur, il y a un jardin tout noir,

Avec des fleurs en soie et de la nostalgie.

J'y mets tout mon malheur, j'y sème un peu d'espoir,

Je voudrais bien que parfois, tu y allumes une bougie.

 

Dans les coins, les recoins, ou les vœux de l'enfance,

L'on oublie ce qu'on sait, et l'on a tout à faire...

Y'aura-t-il une main, un désir d'espérance,

Et des trous par milliers pour que passe la lumière ?

 

Dans un petit coin de ma tête, pas si petit quand j'y pense,

Il y a surtout une odeur, un visage, une envie.

Et je rêve en cachette qu'au matin, mes silences

Aient tracé leur bonheur vers un petit coin de ta vie...

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AIMER

 

C’est à mort aimer des soleils pantins

C’est oublier l’astre qui palpite enfin

Au creux du poitrail

C’est ensorceler le présent futur

C’est aveuglément oublier l’injure

Du passé sans fin

C’est dans le diaphane oublier l’obscur

C’est la porte ouverte c’est l’éclair c’est sûr

C’est sûr qu’aimer

C’est devenir l’autre à force de le voir

Devenir personne devenir espoir

Retrouver l’aimant qui attache le soir

Au petit matin qui rougit si bien

Aimer !

C’est nécessité plus que pur orgueil

C’est félicité du jeune à l’aïeul

C’est la main qui chante

La berceuse labile

C’est le pied habile

Qui danse argentin

C’est la larme à l’œil

Le sourire aux lèvres

C’est toutes les fissures d’un visage allègre

C’est l’envie qui vient

Le désir qui passe

Le vent sur la peau

Et j’en passe...

Aimer !

C’est trouver un fou aussi fou que soi

C’est rosir souvent et pâlir parfois

C’est tout ce qu’on souhaite

Tout ce que poète

Cherche à perdre tête.

 

 

La rose ce matin dans ma chambre au chevet

A souri et chanté au silence des moissons

Alors j’ai pris dans mon cœur son bouquet

Qui toujours chantera au gré de la saison

 

Elle eût soif sur la route au plein soleil tapant

Lorsque nous cheminions dans la tendre insouciance

Nous lui donnâmes de l’eau comme cela tant et tant

Qu’elle se révéla harmonieuse et touchante

 

Depuis quand je la vois et trois jours ont passé

Elle m’offre sa beauté à ta beauté pareille

Délicate douce et pendant tout l’été

Je veux voir ma rose dans son souffle éternel

 

Symbole de notre amour fragile mais puissant

Je crois que chaque jour je t’aime tendrement

Et qu’un beau matin quelque part sur la terre

Nous nous donnerons la main et ce dans un parterre

 

Où pousseront les roses blanches et bordées de rouge

Comme celle que tu m’offris ce jour en moi qui bouge

Alors dans ce futur aussi loin qu’idéal

Mais pourtant réaliste jusqu’à son optimal

 

Nous aurons réuni dans nos cœur la rançon

Du passé désuni et de cette façon

Il n’y aura que nous le soleil et le vent

Et nous nous enlacerons et nous serons amants

 

Et nous serons en joie car au fond de nos cœurs

Toujours refleurira cette rose-bonheur.

 

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COEU2018      

 

Elle

             

Ce soir. Ce soir, elle ne rentre pas.

Ce soir, comme aucun autre soir…

Elle conduit, fuit l’ennui.

L’étouffe la cohue dans cette ville inconnue.

Elle erre parmi la foule ; elle chamboule.

Envie de se perdre puis perdre toute envie.

S’abat une pluie glacée. Ah ! Se laisser submerger.

Une silhouette entrevue soudain.

Inutile affolement de son  cœur chagrin.

Quelques secondes infimes où elle touche le fond de l’abîme.

Le croiser. Lui parler.  

Ou juste l’apercevoir. Elle voudrait tant y croire.

Une infinie détresse l’envahit, l’anéantit. 

Surtout ne pas flancher. Résister.

Malgré le besoin de hurler, elle halète, gorge muette.

Trop d’heures passées à tenter de l’oublier.

Cet homme pour une vie moins monotone.

Ne plus penser.  Ne plus rêver.

Jour et nuit ; nuit et jour.

Bannir l’absence devenue plus obsédante des présences.

Ici,  ne pas voir les couples  enlacés ; ne pas les deviner.

Ne pas les envier.

Et si ?

L’aimer,  l’aimer.

Folie, passion. Folle passion…

Tout au fond de sa solitude, trop rude.

Alors, encore ; le vouloir encore.

Son corps ; sans remords.

Pourtant, ce soir.

Ce soir, comme chaque soir, elle rentre.

Ce soir, comme chaque soir.

Ce soir…

 

CONQ 0712

 

L'amour c'est comme...

 

L’amour, c’est comme… une gaufrette :

Un petit biscuit sans prétention

Délice de pâte fine et croustillante

Surface quadrillée et tout en relief

Dont le secret se découvre peu à peu

Lorsque l’on ose le porter aux lèvres

Et découvrir son parfum subtil

 

L’amour, c’est comme… le feu :

On le regarde de loin, d’abord prudent

Puis on s’approche pour l’apprivoiser

Tendre la main, sentir sa douce chaleur

S’aventurer encore, écouter son cœur

Palpiter, crépiter, finir par s’embraser

L’entretenir, quel défi à relever !

 

L’amour, c’est comme… un puzzle :

Une image d’abord brouillée, émiettée

Nombreux morceaux d’une vie solitaire

Que l’on se plairait à multiplier par deux

Pour peu que l’on soit patient et attentif

Les pièces s’unissent en un seul tableau

Épousant parfaitement chaque contour

 

L’amour, c’est comme… une chanson

Quelques notes chantées en sourdine

Pour ne pas déranger, ne pas s’imposer

Un couplet quand on se produit en duo

Un refrain que l’on reprend en cœur

Ni bémol ni pianissimo, en double forte

À deux, la Symphonie du bonheur

 

L’amour, c’est comme… un bateau

Il attend au port son marin ou sa sirène

Et quand il prend la mer, il tangue un peu

De bâbord à tribord, il hésite sur le cap

Choisit sa route, brave les tempêtes

Sans jamais jeter l’ancre, il avance

Fend les flots, chavire et rend l’âme

 

L’amour, c’est comme… un jour :

Vingt-quatre heures de vie pleine

À ne penser qu’à l’instant présent

Écouter une voix, regarder une photo

Entamer la longue danse de la vie

Pièce montée ou deux-pièces

Trouver la bonne clé est un pari

 

 L’amour, c’est comme… une tête brûlée

Au début, c’est tout doux, sans danger

C’est après que cela se corse : ça pique

Ça pétille, ça fuse, ça grise un peu aussi

Les neurones ne cessent de tourbillonner

Et font prendre des risques inconsidérés

Pour plaire à sa belle ou à son bien-aimé

 

L’amour, c’est comme les mathématiques

À la recherche de l’équation parfaite

On étudie l’ensemble des probabilités

De rencontrer quelqu’un de compatible

Attention ; l’âme sœur enfin trouvée

Caresses et baisers s’additionnent

Une petite erreur de calcul et 1 + 1 = 3

 

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Nous

 

Trop vite.

Ton cœur ailleurs, notre lien qui se délite

 

Trop peu.

Une habitude donnée, une routine entre nous deux

 

Trop éloignés

La distance physique, nos âmes chagrinées.

 

Trop tard.

Ma réaction tardive, ton choix, ton départ

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Le baiser amoureux

 

Je contemple tes yeux de lagunes infinies

Où brillent de belles émeraudes et des jades à l’envi

De claires alexandrites, des joyaux si exquis

D’espiègles aventurines et mon cœur attendri

 

Petite moue songeuse, pupilles vagabondes

La gestuelle frondeuse et la pensée féconde

La mine rendue sérieuse, les lèvres se dévergondent

Sensuelles et rieuses, et la langue qui gronde

 

Sourire échoué sur le rivage de tes lèvres

Et monte en moi l’amour brûlant et puis la fièvre

Et les ors de la bouche dans un sourire orfèvre

M’illuminent de leur touche au firmament des lèvres

 

La bouche de corail, l’écume de diamant

Dans l’antre savoureuse, une rangée de dents

Une langue bien rose vient happer mes tourments

Et mon humeur morose se retire poliment

 

A l’apaisante source de si troublantes ardeurs

Où la moindre secousse peut emballer mon cœur

J’irais cueillir la pousse d’une bien jolie fleur

A la texture si douce qu’elle m’emplit de ferveur

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PETITE FLEUR

 

Accroche-toi à moi petite fleur,

De mes ailes d'enfant gâté

Je t'emmènerai aussi haut que l'Amour,

De vertige en vertige te faire perdre la tête

Puis dans l'onde trouble des nuages

Je te ferai des lits somptueux

De douceur de caresses invisibles.

 

Viens ma belle, ma tendre,

Contre-moi serrée, me baiser,

Me cajoler, m'apprendre à t'aimer.

 

Viens, ma douce, de ta chevelure

Epaisse comme une jungle, exciter

Mon regard assassin d'enfant roi ;

De ta bouche gourmande et boudeuse,

Mélange de framboises écrasés et de sang,

M'appeler comme on appelle un ange,

Savoir baiser mon front et taquiner

La courbe cynique de mes lèvres.

 

Je saurai glisser, de mes doigts,

Dans l'antre de ton corps,

Rusé et sournois, t'envahissant

Sans que tu y prennes même garde ;

Et de symbole en symbole,

D'arabesque en arabesque,

T'ouvrir à moi telle une fleur.

 

Viens, ne regarde plus en arrière,

Soucie-toi seulement de mon corps,

De sa blancheur nacrée, opalescente,

De cette fièvre que tu sens en moi,

Que tu sais courir tel une furie,

Chasseresse et vengeresse.

 

Soucie-toi uniquement de nous,

De nos êtres l'un à l'autre soudés,

De cette étrange sueur sombre, salée,

Et de l'Amour… de l'Amour

Qui, par mille chemins, mille rigoles,

Se déverse et pénètre, dévastateur.

 

Viens mon Âme,

Ton corps que je fais mien,

Je m'y attacherai plus qu'à ma vie ;

Viens Grâce flottante, irréelle, rejoindre

L'enfant de l'au-delà, d'ici,

Celui des Ténèbres, d'ailleurs.

 

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Les bienheureux.

 

 

Bienheureux

Ceux qui sous la pluie

Sans le moindre parapluie

S’embrassent et se sourient

Comme au soleil de midi.

 

Bienheureux

Ceux qui année après année

Sans jamais s’économiser

Ont fait de leur vie commune

La plus précieuse fortune.

 

Bienheureux

Ceux qui à métro ou à vélo

De la Bastille au Trocadéro

Suivent à travers tout Paris

Les chemins de la poésie.

 

Bienheureux

Ceux qui de l’aube au soir

Sans jamais perdre espoir

D’un simple regard échangé.

Brisent tous les murs dressés.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Bienheureux toi et moi

Nous sommes de ceux là.

 

Bienheureux

Ceux qui dans le noir

Sans même s’apercevoir

Savent de leurs deux corps

Jouer les plus beaux accords.

 

Bienheureux

Ceux qui à la guinguette

Sur un air de musette

Retrouvent leurs vingt ans

Et font valser le temps.

 

Bienheureux

Ceux qui chaque matin

Au secret de leur jardin

Goûtent avec frisson

Les fruits de la passion.

 

Bienheureux

Ceux qui depuis toujours

Ont fait de leur amour

La plus belle des raisons

De vieillir à l’unisson.

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Mon cœur

 

 

Le silence fait naître à nos sens un mirage

Quand nos deux cœurs charmés se dévoilent la nuit

Du profond crépuscule où s'endort mon ennui

Qui vient troubler l'amour l'ombre de mon naufrage.

 

Ma pensée est d'abord d'apprécier l'enjôleur

Caressant de ses mains les courbes d'un voyage

Où nos deux corps le soir ressentent la chaleur.

 

On attend chaque hiver que souffle une fragrance

Tel l'esprit de Noël au cœur de la saison,

 

Dont le ciel étoilé chante la tolérance.

 

Le plaisir dérivant au sein de l'horizon

Où l'âme est la clameur que voile l'espérance,

 

C'est comme un doux rayon éclairant une fleur

Dont l'aube illuminant dans le frais pâturage

La faune qui s'éveille au gré de son ampleur

 

C'est au creux de tes bras que je me fais volage,

Éblouie en tes sens, imagine à minuit

Ivresse et Volupté qui d'un rien nous unit,

Je sens la marque vive au flanc de notre encrage.

 

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PART 1363

 

Partage affectueux

 

Oh ma fleur, oh ma rose,

Nos deux cœurs sont en symbiose,

Un partage merveilleux,

Pour un avenir radieux,

 

Un par un nos sentiments,

S'entremêlent comme des cours d’eau,

Pour rejoindre l'immense flot,

Qu’est l’avenir qui nous attend,

 

Oh ma douce, oh ma vie

Que de tendresse nous unis,

Comme de tristesse nous renforce,

Pour un amour qui se réamorce,

 

Oh ma fleur, oh ma rose,

A deux nous reculerons,

A deux nous avancerons,

Vers un avenir grandiose,

 

 

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PASSION 4540


À l’ombre d’un cœur

 

Braises incandescentes,

Un amour qui consume.

La trahison dure et violente,

Abysse et brume

.

Ça cogne et sonne dans mes neurones,

Je vais perdre pied, perdre la raison.

Déchiquetée je me résonne,

Ne pas y porter attention.

 

Juste te garder, juste t’aimer,

Avec patience, persévérance.

Faire comme si de rien n’était,

Et puis, demain tout raviver.

 

Mais, aujourd’hui ça pique et brûle,

Comme de l’acide sur une blessure.

Tendrement embrasser ton armure,

Pour ton cœur atteindre en funambule.

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Je n’arrête pas de penser à toi. Il m’est impossible de cesser ces idées-là. J’ai envie que tu reviennes, qu’on parle. Qu’on s’amourache, aussi.

 

Samouracher : Porter à quelquun un amour soudain et souvent temporaire ; s’éprendre, se toquer.

 

Oublions le temporaire, allouons nous au soudain. De toute façon, il est déjà trop tard. Pour notre cœur comme notre âme. Notre futur décidé, notre destin tracé.

 

Je me répétais qu’il était bien trop tard de toute façon. Mon amour, c’est foutu. Je ne peux plus; ni partir, ni m’échapper. Vais-je pouvoir te résister ? Trois années, trois années dures à passer. Tu me manques, reviens moi. Tes mots me manquent, tes mimiques me manquent, tes gamineries; aussi.

 

Jeune et pourtant mature, quel pied. Ô mon amour, comment est-ce possible ? Ce manque, cette beauté; cette quintessence de bonté. Attentionnée, battante, triomphante. Et je ne veux plus jamais te battre, ô mon trésor. Je m’amourache et je m’arrache. Personne n’a jamais entrepris tant d’attentions à mon égard, je suis cloué. Au canapé, au sol et bientôt de mon cœur. Temps, prenons le temps. L’amour n’est jamais impossible, il n’est toujours que retardé. Un jour, je te l’ai promis. Un jour; toi et moi.

 

Tes messages entourés d’étoiles, tes actions engagées d’espoir. T’es splendide, tant d’âme que de visage. Je n’ai plus les mots, si ce n’est ceux du manque que tu m’infliges. Ô reviens moi, mon amour. Ne m’abandonne plus; Morphée t’a bien trop pris. C’est mon tour qui vient, mon tour.

 

Mon premier amour, cest toi.

 

Premier amour, dernière passion.

Ô mon amour je m’en souviendrai toujours. Chacun de tes mots, chacune de tes paroles.

Restons secrets, restons cachés. Petit visage rouge et esprit torturé. Maigres bras croisés et sourire discret. Âme tourmenté et désir non autorisé. Je t’en prie, reviens-moi. Mon amour, ô mon amour. De surnoms je te couvrirai. Le temps je te vouerai. Je t’aime

 

 

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RESP1212

 

Evaporation

 

Ce jour là, la voiture s’est écrasée contre le mur.

Mon cœur aussi s’est écrasé,

Broyé sous l’émotion.

La fille que je chérissais était dans la voiture.

 

Morte sur le coup.

La nuque brisée.

En une fraction de seconde, la vie a fui de son corps,

Elle s’est évaporée dans l’air et ne se condensera plus jamais.

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SEIN1984

 

Joyeux anniversaire

 

J’entre dans la salle de bain

et même si j’ai pris soin de cogner

avant d’ouvrir la porte

tu restes dans une position bizarre

les seins nus, dans ta petite culotte

tu as les bras en l’air comme un oiseau qui découvre qu’il peut voler

 

et je reste dans l’embrasure de la porte

car ton visage est un peu triste

et tu me dis : Tu ne trouves pas ?

 

et j’avoue que je ne sais que répondre

et alors, sans tragédie, tu me dis que ta poitrine est un peu descendue

mais que c’est normal, que tu as quarante ans aujourd’hui.

 

Et moi, j’ai des fleurs dans les mains

et une bague avec une pierre d’améthyste

que j’ai trouvée à force de mettre toutes les boutiques du coin sens dessus dessous

 

et je te dis simplement que tu es belle

et mes mains viennent recueillir tes seins

comme des poussins. 

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SENT0001

 

Le temps d’aimer

 

Interrogation

Faut-il avoir souffert pour reconnaître l’amour ?

Faut-il le froid et la glace d’un hiver pour le comprendre ?

Faut-il la perte et la désolation pour capituler ?

Faut-il toujours batailler pour l’apprivoiser ?

 

Affirmation

L’amour est facile à trouver, mais difficile à garder !

Il faut chaque jour attiser le feu pour que renaisse la flamme !

Dans les ténèbres, il est une lueur d’espoir !

À son soleil, parfois, l'on se brûle !

 

Exploration

L’amour est au centre de tout, entre le ciel et la terre : je l’accueille

C’est une pensée qui s’élève à l’orée d’un sentiment : je l’aime

C’est une douce symphonie à l’oreille de notre âme : je l’écoute

C’est mon cadeau que je sème aux vents : je le diffuse

 

Révélation

C’est lorsque l'on ne l’attend plus qu’apparaît l’amour…

Pour lui nous sommes capables du pire comme du meilleur…

Il n’y a pas de mystère à l’amour, le jugement est son seul obstacle…

Prendre le temps d’aimer est la seule vérité…

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TENT1234

 

L’amour avec un grand A

 

L’amour d’une mère à son enfant,

L’amour d’un père de son vivant,

L’amour sincère, sans haine

Évite les songes, et le blasphème,

 

L’amour avec un grand A, ne pose pas de tracas,

Il ne songe qu’à vivre son histoire,

Qu’à vivre sans un temps de retards,

Où il pourrait dire bon débarras,

 

L’amour ne s’épanche pas, il n’a pas de mot,

Il n’a pas d’idéaux, il n’est certainement pas un cadeau

Il essaie pourtant chaque fois de ne pas faire défaut,

De ne pas être un fléau, de ne pas être un fardeau,

 

L’amour n’a pas de mot, l’amour n’a pas de frontière,

Il vivote à la frontière de l’esprit sans perdre son envie,

Il n’essaie pas de recoller les morceaux, juste de ne pas bloquer les rivières,

Juste de ne pas une dernière fois, bloquer les frontières de la vie,

 

L’amour ne se résume à rien, qu’un sentiment distingué,

Un  sentiment où chacun pourrait en tirer,

Une façon de se tirer la couverture sur lui,

Pour éviter que la haine, n’engendre la peine, malgré son dépit

 

L’amour ne se résume à rien, qu’un sentiment distingué.

 

 

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UNIO1989

Le temps s’arrête

 

Le temps s’arrête

Dès que je suis avec toi

Je descends à la station Jules Joffrin

Pour croiser ton chemin

Ligne de couleur verte comme l’espoir

C’est toujours une joie de te voir

Avec ta peau colorée

Tu me fais rêver

Je ne pourrais jamais oublier

Tous les instants partagés à tes côtés

J’aime ressentir ta chaleur

Qui me va droit au cœur

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01/01/2018
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