Les mots de Montpellier

Les mots de Montpellier

L'atelier du 15/02/2016

  1. Infundibuliforme : adjectif qualificatif issu de l’humour d’un général anglais : the fun of Billy en uniforme. C’est le général de Gaulle qui à sa rentrée victorieuse en France s’est exclamé : « ce fun de Billy à la forme »

 

  1. Souquenille : Nom masculin, désigne les sous-vêtements masculins de piètre qualité

 

  1. Hapax : Virus très violent inventé par l’armée chinoise pour exterminer le peuple de France qui ne cessait de se vanter et qui par sa bêtise congénitale avait fait de l’empire du Milieu sa bête noire. Après avoir provoqué la mort de millions de Français, et rendu ce peuple moins orgueilleux, la Chine leur a offert l’antidote

 

  1. Dictame : nom masculin issu de la mythologie, signifie qui parle à l’âme – sens figuré : mot utilisé comme une injure à l’encontre des enfants nuls en orthographe, expression qui faisait dire aux enfants à leurs professeurs il dicte comme un âne

 

  1. Métempsychose : Activité qui allie la physique et la psychose. Méthode de torture utilisée par l’armée allemande sur les prisonniers de guerre en vue de trouver l’arme ultime qui aurait permis de retourner n’importe quel soldat contre son pays

 

  1. Blutoir : Verbe du troisième groupe qui signifie : je vais te bluter la tronche si tu continues. Blutoir, car après les coups, le visage devient noir

 

 

Bleu - chat - quatre - neige - mensonge – générosité - louche - pantalon - carotte - le malade imaginaire

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Le mensonge du malade imaginaire au sujet de son pantalon bleu que le chat aurait taché avec la louche pleine de carottes râpées conduisit les quatre sœurs de Mélanie à jeter la pauvre bête dans la neige. Heureusement, la générosité de la jeune fille sauva le pauvre félin du froid glacial de l’hiver

 

a)

-          Sale juif

-          Sale arabe

-          Peau de boudin

-          Rital

-          Portos

-          Arrêtez ! Vous êtes idiots !

-          Qu’est-ce tu veux morveuse ? Mêle-toi de tes histoires, fiche-nous la paix !

-          Vous êtes trop bêtes !

-          Qu’est-ce qui lui prend ?

-          T’as raison Mohammed, elle est nulle cette

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fille !

-          Tu viens on reprend notre partie de billes ?

-          Ouais. Donc je menais  à 10 à 6

-          Menteur !

-          Arrêtes Armando, tu nous saoules, c’est quoi ton problème ?

-          T’avais que 8 pas 10

-          Dis Antonio, t’as compté les points toi ?

-          Non, j’m’en fou et puis, je parle pas aux cons.

-          Ne recommence pas.

-          T’as qu’à partir avec la pisseuse, on jouera sans toi.

 

L’assemblée s’est séparée. La fillette d’un côté, le jeune portugais de l’autre et les autres garçons ont continué leur partie de billes avec force exclamations.

 

b)

 

Voilà dix minutes qu’elle les observe. Au début c’était drôle à voir. La façon dont ils se piquaient les billes. Ils n’étaient jamais d’accord, et ça chicanait à chaque fin de partie.

 

-          C’est moi le plus près,

-          non c’est moi

-          Tu triches

-          Non prends le bâton, on va vérifier

 

Et pensant cinq minutes chacun y allait de son morceau de bois, pour vérifier. Et puis au bout d’un moment c’était invariable, ils finissaient par s’insulter copieusement. Mais ce que ne s’expliquait pas la petite fille c’est qu’ils se reprochent à chaque fois leurs origines. D’où leur venait cette sale habitude. Pourtant, à les voir, on voyait bien qu’ils étaient copains comme cochon. Quand elle en avait parlé à sa mère, celle-ci lui avait dit que bien souvent, les bêtises que se disent les enfants cela vient de la sottise des parents qui ne surveillent pas leurs paroles quand leurs enfants sont à côté d’eux. Jamais, elle n’avait entendu ses parents dire du mal de quelqu’un et elle aimait beaucoup cela. Est-ce cela qui la rendait si indulgente ?

 

c)

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J’en ai assez ! Je n’en peux plus de jouer avec ces demeurés. Je les aime bien, mais quand ils se mettent à s’insulter, j’ai envie de les étrangler. Merde, je n’ai pas choisi, moi, de naître au Portugal. Et puis en quoi est-ce mal d’être portugais ? Notre pays est si beau. Les hommes de chez nous sont courageux et travailleurs, ils n’ont rien à envier aux Français. Quand j’entends quelqu’un me traiter de portos, j’ai envie de lui trancher la gorge.

 

Mon père ne cesse de me dire que je dois prendre sur moi. Que c’est ainsi que l’on devient un homme, mais cela me fait si mal. À chaque fois, je ravale mes larmes, pour ne pas hurler ma colère.

 

Un jour, j’ai peur de faire une bêtise. Je crains que ma fureur ne me submerge. Et la petite Margot, je la trouve craquante. J’ai trouvé cela super qu’elle tente de nous séparer. Elle est moins sotte que mes copains. Un jour, peut-être, je lui dirai que je l’aime, mais j’ai peur qu’elle se moque de moi. Et cela, je ne pourrai le supporter. Allez, je suis calmé à présent, je vais retourner jouer.

Le conte

 

Lutin - ennemi

Farfadet – ami

elfe – héroïne

Lieu de départ : une montagne

Lieu d’arrivée : un château au cœur d’une forêt

Objets magiques : chêne du renouveau – toison d’or – une harpe

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https://universelfique.files.wordpress.com/2013/06/elfe-7.jpg

Dans la jolie province de Samsara vivait une jeune elfe aux longs cheveux d’argent. Ses parents avaient décidé, pour son dix-neuvième anniversaire, de convier tous les jeunes princes des alentours pour contracter un mariage profitable à la nation des elfes. Mais la jeune fille avait déjà le cœur pris. Et pour son plus grand malheur, le jeune amoureux était un farfadet. Ennemi juré chez les elfes depuis des temps immémoriaux.

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http://www.fantomask.com/produits/farfadet/portrait-farfadet.php

 

Elle se souvenait, avec émotion, du premier jour de leur rencontre alors qu’elle s’était perdue au cœur de la forêt. La nuit était tombée, et elle ne se souvenait plus du chemin emprunté. Un vilain lutin avait brouillé les pistes pour la perdre, et c’est ce qui serait arrivé sans le secours providentiel du bel Angelios.

 

Il avait volé à son secours et l’avait reconduite au château de son père, tout en haut de la montagne d’airain. Avant que ses parents ne convoquent tous les princes de la région, elle décida de leur parler de son bel amour. Mal lui en prit. Furieux, son père l’enferma dans la plus haute tour et lui promit de la libérer le jour de son mariage.

 

Heureusement pour elle, quand elle avait appris à Angelios qu’elle comptait parler à ses parents de leur amour, il lui avait offert une harpe.

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  • À chaque fois que tu joueras de cet instrument, tu créeras un passage vers le monde des farfadets et je pourrai te secourir.

 

Après que son père eu verrouillé sa porte, elle alla jouer de sa jolie harpe. Aussitôt, une porte se matérialisa sur le mur, et le beau visage de son amour apparut.

 

  • Viens mon aimée, nous allons partir ensemble.
  • Non mon cher amour, je ne le puis. Mon père te ferait pourchasser et tuer, et de cela, je ne veux point. Pars lui chercher la toison d’or au château de la forêt noire. Il en rêve depuis des années et il a promis ma main  à celui qui la lui apporterait.
  • Es-tu bien certaine qu’il me cèdera ta main, si je la lui ramène ?
  • Absolument.
  • Alors, je m’y rendrai, mon cher ange. Je viendrai te délivrer, je t’en fais la promesse.
  • Attends, ma marraine, la fée, m’a dit quelque chose ce matin, sur l’instant, je n’y ai pas prêté attention, mais à présent, je pense qu’il s’agissait d’une information pour toi.
  • Que t’a-t-elle dit ?
  • Elle m’a dit qu’à l’heure où tout me semblerait perdu, le chêne du renouveau me donnerait la bonne réponse. Je n’ai pas vu ce que cela pouvait bien vouloir dire, mais à présent, je crois que cela pourra peut-être s’avérer utile.
  • Je m’en souviendrai, même si pour le moment, je ne vois pas ce que cela peut bien vouloir dire. Laisse-moi te serrer dans mes bras, mon doux amour, je reviendrai. Je te le promets.
  • Fais vite mon cœur, tu me manques déjà.

Après un long baiser, les deux amoureux se séparent et la porte disparaît comme elle était apparue. Le lendemain matin, sa mère lui apporte son petit déjeuner.

 

  • Bonjour, ma chérie, je t’ai préparé tout ce que tu aimes. Je suis désolée que ton père t’ai privée de liberté, mais quelle idée de s’amouracher d’un farfadet. Tu sais bien que nos peuples ne se sont jamais entendus. Ce félon a dû te jeter un sort.
  • Tu ne sais pas de quoi tu parles, ma chère maman. Angelios est un ange de bonté. Il va risquer sa vie pour ramener la toison d’or à papa.
  • Ce jeune garçon est fou. Ignore-t-il que tous ceux qui s’y sont essayés ne sont jamais revenus ?
  • Je le sais mère, et je tremble déjà à l’idée de ne plus revoir son doux visage.
  • Allons mon enfant. Si ce jeune homme te mérite vraiment, il reviendra.
  • Oh merci ma chère maman.
  • Allons, mon petit, ne pleure plus. J’essaierai de raisonner ton père pour qu’il relâche un peu sa surveillance.
  • N’en fais rien. Sans mon amour, je n’ai plus envie de quitter ma chambre.

Devant l’air désolé de sa fille, la mère se retire avec le plateau auquel son enfant n’a pas touché.

 

Pendant ce temps, le jeune farfadet arrive à l’orée de la forêt noire. À peine a-t-il posé le pied dans la forêt que surgit un vilain lutin avec une cuillère à soupe à la main

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https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/7/7f/Lutin_by_godo.jpg/330px-Lutin_by_godo.jpg

  • Que viens-tu me voler, affreux farfadet ?
  • Moi, mais rien du tout. Finis ton repas. Je suis juste venu me promener et découvrir cette forêt.
  • Tu as de drôles d’idées. On ne t’a pas dit que cette forêt est hantée ? Seuls les lutins sont autorisés à y pénétrer.
  • Peut-être, mais la vie de la femme que j’aime est en jeu et je ne renoncerai pas.
  • Un téméraire par amour… Oh que c’est drôle… Hi, hi, hi… Ils sont fous ces farfadets.
  • Cesse donc de te moquer, et dis-moi plutôt où trouver la toison d’or ?

À ces mots, le ciel s’est obscurci, les arbres ont replié leurs branches vers le sol et le lutin a disparu en poussant des cris d’orfraie.

  • Qui veut me voler ma toison ?
  • Non, madame, je ne veux rien voler, je veux juste sauver mon amour d’une mésalliance.
  • Et que me donneras-tu en échange ?
  • Ce que vous désirez madame !
  • Comment cela madame ? Es-tu si bête que cela que tu oses t’aventurer ici sans savoir qui je suis ?
  • Je l’ignore, madame, mais en aucun cas, je n’ai voulu vous manquer de respect. Je suis seulement prêt à tout endurer pour sauver la femme que j’aime. Quel est votre nom ?
  • Les hommes m’appellent Circé, j’ai vaincu nombre d’entre eux venus me voler mon bien le plus précieux.
  • Je ne vous volerai point madame, je souhaite vous demander de me prêter votre toison pour convaincre le père de mon aimée de me laisser épouser sa fille.
  • Jeune fou. Ton courage n’a d’égal que ton amour pour ta belle. Écoute attentivement, si tu me ramènes un gland du chêne du renouveau, je te donnerai ma toison d’or.
  • C’est tout ce que vous souhaitez ?
  • Absolument !
  • Alors, considérez qu’il est à vous.

Circé se retire en riant aux éclats. La forêt retrouve son beau ciel bleu et le lutin qui avait disparu réapparaît avec ses frères.

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  • Jeune fou, tu vas au-devant de la mort. Jamais notre chêne n’acceptera de te donner un gland. Tu es déjà mort.
  • Je me dois d’essayer. Je te remercie pour ton accueil, priez pour moi mes amis.
  • Amis ! dis-tu. Jamais personne ne nous a appelés amis. Tu es un brave garçon, tiens prends ce sifflet. Quand tu arriveras près du chêne du renouveau, souffle dedans et une aide te sera apportée.
  • Merci, mon ami, je reviendrai te rendre ton sifflet. Merci pour ta confiance.
  • Adieu « NOTRE » ami, nous t’attendrons en priant pour que tu réussisses.

C’est d’un pas léger que notre jeune farfadet s’enfonce plus profondément dans la forêt. Après trois jours de marche, il arrive devant le parc du château dont lui ont parlé les lutins.

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Les lutins, dans toute l’histoire des farfadets on raconte la félonie de ces petits êtres et pourtant ceux-là lui ont proposé leur aide. A-t-il eu raison de leur faire confiance ? Il ne tardera pas à le savoir.

 

Arrivé devant le pont Lévis, il remarque une petite ouverture. Après avoir traversé le pont, il frappe à la porte. Celle-ci s’ouvre toute seule et il se retrouve une fois encore devant une forêt, mais point de château derrière ce pont-levis. C’est étrange, pense-t-il !

 

Il avance tout doucement et soudain, surgissant du couvert des arbres, quatre magnifiques chevaux viennent à  sa rencontre.

 

  • Qui es-tu, toi qui oses t’aventurer en notre royaume ?
  • Je m’appelle Angelios et je cherche le chêne du renouveau que m’ont indiqué mes amis les lutins.
  • Tes amis, dis-tu ! Qui donc est ami avec ces stupides créatures ? Les lutins sont maléfiques. Comment peux-tu l’ignorer ?
  • Je ne l’ignore pas, mais je ne juge jamais les gens sur ce que l’on me dit d’eux, seulement sur leurs actes. Et les lutins ont été aimables avec moi.
  • Vraiment ?
  • Oui, absolument !
  • Voilà une grande première. Suis le sentier de droite sur trois kilomètres et tu trouveras le chêne du renouveau, mais prends garde, il n’a pas un caractère facile.
  • Merci mes amis.
  • AMIS, dis-moi, tu utilises ce terme avec facilité.
  • Vous vous êtes conduits comme tels, en m’indiquant le bon chemin. Je vous en remercie et vous souhaite une belle journée.
  • Au revoir, notre jeune ami, à très vite.
  • Merci.

 

Une fois de plus, notre petit farfadet a repris sa route. En fin de journée, il arrive enfin devant le gigantesque chêne. Ce ne peut être que lui, tant il est immense.

 

  • Je vais attendre la lumière du matin, il est trop tard pour converser avec ce vieil arbre. Je lui poserai des questions demain. Bonne nuit vénérable grand chêne, que cette nuit te soit douce.

 

Angélio se couche au pied de l’arbre et ferme ses yeux. À peine ses yeux se sont-ils clos, que sa bien-aimée lui apparaît.

 

  • Oh, mon amour, j’ai eu si peur toute la journée, je n’ai fait que penser à toi. Alors as-tu trouvé la toison ?
  • Oui ma bien-aimée, mais je dois attendre le jour pour demander à mon ami le chêne s’il veut bien m’offrir l’un de ses glands. Je te dirai cela demain soir. Je t’embrasse ma douce, car je suis épuisé, il me faut dormir à présent.

 

C’est un sourire lumineux qui éclaire le visage du jeune homme tandis qu’il sombre dans un sommeil profond. Le chêne qui l’observe depuis son arrivée est très intrigué. D’abord, il lui a donné du « vénérable » et cela, ça lui plaît bien au vieux chêne. Et puis, il a dit à sa chérie qu’il lui demanderait l’autorisation de lui « emprunter » un gland. Depuis deux mille ans, qu’il règne sur cette forêt, c’est la première fois qu’on lui demande l’autorisation de cueillir l’un de ses glands.

 

Et bon sang, ça lui fait drôlement plaisir au patriarche. C’est décidé, demain, il lui offrira une douzaine de glands. Un pour cette sorcière de Circé qui le harcèle depuis près de deux mille ans, sans succès, et onze pour qu’il plante sa progéniture en son futur royaume qui, il le devine, sera magnifique, car administré par un jeune cœur vaillant et nourrit d’un grand amour.

 

Au matin, notre jeune ami ouvre grand ses yeux. Le soleil brille de mille feux, mais son visage est à l’ombre. Le vieil arbre le regarde avec un bon sourire.

 

  • As-tu bien dormi ?
  • Comme jamais, grâce à votre ombre bienfaisante. Puis-je vous demander une faveur, je ne veux pas vous ennuyer, mais cela me permettra d’épouser la femme que j’aime ?
  • Je t’écoute.
  • Dans la forêt lointaine, j’ai rencontré une dame Circé, qui a proposé de me prêter sa toison d’or, si je lui ramenais un de vos glands. Je sais que je suis bien présomptueux d’oser venir ainsi vous importuner, mais si je ne ramène pas cette toison, le roi offrira sa fille à un homme qui ne l’aimera jamais autant que moi. Et ma douce princesse en périra de chagrin.

     

  • Regarde sur ta droite, j’ai posé là douze glands. Tu en donneras un à ma facétieuse Circé, les onze autres couvriront de leurs ombres bienfaisantes toute ta descendance.

(à suivre)

 

Maridan 15/02/2016



20/02/2016
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