Les mots de Montpellier

Les mots de Montpellier

Atelier 10 - 2020

1er sujet :

Ronde de mots : frénétique, volonté, allumer, posséder, embellie, reproche, aujourd’hui, liberté, singe, connaissance.

 

2ème sujet :

Choisissez l’une de des idées positives qui suivent et tirez-en un texte.

 

  1. Le bonheur, c’est de continuer à désirer ce que l’on possède. (St Augustin 350-430)
  2. Pour bien faire, mille jours ne sont pas suffisants, pour faire mal, un jour suffit amplement. (Proverbe chinois)
  3. La vie n’est pas un problème à résoudre, mais une vérité à expérimenter. (Bouddha 536-480 avant Jésus Christ)
  4. La fatalité triomphe dès que l’on croit en elle. (Simone de Beauvoir 1908-1986)
  5. Hâte-toi de bien vivre et songe que chaque jour est à lui seul une vie (Sénèque -4 avant Jésus Christ – 65 après)

 

3ème sujet : écrire un texte d’après une des images qui suivent :

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Image 1 : Jardin de Pontoise – Camille Pissaro

 

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Image 2  : Boulevard Montmartre – Camille Pissaro

 

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Image 3  : La cueillette – Camille Pissaro

 

4ème sujet :  Ecriture d’une nouvelle

 

Première étape : Ecriture de l’incipit (Définition du Larousse : Premiers mots d'un manuscrit, d'un ouvrage.)

Une nouvelle, comme un roman, débute par un incipit qui a la fonction de donner au lecteur l’envie de découvrir la suite.

 

       I.            La première chose à faire est de choisir le point de vue du narrateur, il existe trois possibilités  :

 

1)      Le point de vue extérieur – C’est le témoin qui raconte ce qu’il a vu et compris. Il ne connait pas toujours les protagonistes.

 

2)      Le pont de vue interne – C’est le personnage principal qui raconte à la première ou à la troisième personne du singulier ce qui lui est arrivé.

 

3)      Le narrateur omniscient – Celui-ci sait tout des personnages, leurs vies, leurs sentiments, leur travail, etc. Il connait le lieu de l’action, les tenants et aboutissements de toute l’affaire. Il est le spectateur privilégié de toutes les scènes et de tous les protagonistes de l’histoire.

 

     II.            La seconde est de choisir un type d’incipit :

 

1)      Le statique : Description des personnages, des lieux, ambiance, il amorce l’histoire en douceur et introduit l’élément déclencheur.

 

2)      Le progressif : Il reprend le même principe que le statique, sauf qu’il génère des zones d’ombres qui ne seront dévoilées qu’au fur et à mesure de la lecture.

 

3)      Le dynamique : Celui-ci plonge immédiatement le lecteur dans l’action. Il ignore l’élément déclencheur, soit pour y revenir plus tard, soit pour l’omettre volontairement, laissant ainsi au lecteur la place pour l’imaginer. Il peut-être la réponse d’une personne à un interlocuteur inconnu, ou un tueur face à sa victime, ce peut aussi être la situation finale, ou un personnage en fuite, ou même le milieu de l’histoire. C’est celui qui déclenche le plus facilement l’envie folle de lire la suite. On le nomme parfois « in medias res »

 

4)      Le suspensif : inusité car bien trop long. Il doit informer, intriguer, introduire le genre et le style de la narration.

 

Exemple d’incipit :

« Du côté de chez Swan 1913 – Marcel Proust »

« Longtemps, je me suis couché de bonne heure. »

 

« Anna Karenine 1877 – Tolstoï »

« Toutes les familles heureuses se ressemblent, mais chaque famille malheureuse l’est à sa façon. »

 

« L’étranger 1942 – Albert Camus »

« Aujourd’hui, maman est morte. Ou peut-être hier, je ne sais pas. »

 

« Orgueil et préjugés 1813 – Jane Austen »

« C’est une vérité universellement reconnue qu’un célibataire pourvu d’une belle fortune doit avoir envie de se marier. »

 

Je vous invite à découvrir quelques exemples commentés. En partant de ces exemples, je vous invite à écrire l’incipit de la nouvelle que nous allons rédiger au cours des ateliers qui suivent.

 

  1. En premier lieu, réfléchissez à un sujet qui vous tente.
  2. Choisissez un lieu,
  3. Un ou plusieurs personnages
  4. Un élément déclencheur,
  5. Une chute.

 

Une fois ces 5 premier éléments définis, dressez un plan. Il est temps à présent de choisir quel point de vue de narration vous allez choisir. Pour cela reportez-vous au paragraphe I. L’incipit ne doit pas faire 10 pages. Idéalement il tient sur un paragraphe, parfois une page, sauf si vous faites le choix de l’incipit suspensif qui lui, peut-être plus long.

 

Dernier conseil, une fois votre incipit écrit, relisez-le à haute voix. Alors, avez-vous envie de connaître la suite ?

 

Quelques exemples à découvrir ici  : https://conseils-pour-fictions.skyrock.com/3191401161-Exemples-d-incipits.html

 

Un autre lieu pour s'essayer à l'écriture e nouvelles :    https://incipit-atelier-ecriture.blogspot.com/

 

Ils ont répondu à cet atelier  :

Elfina    :     Sujet 4    -      4 suite

Agol     :     Sujet 4

Ghislaine :    Sujet 1

Clohé    :     Sujets 1 et 4

François :     Sujet 4

Karima    :     Sujet 4

 



08/06/2020
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