Les mots de Montpellier

Les mots de Montpellier

Atelier 14 - 2020 - sujet 1

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Dans un monde intermédiaire, où tout avait été englouti, ne restaient que les océans et les mers qui, malheureusement, charriaient dans leur panse des vestiges de ferrailles. Certes, ces débris n'étaient pas là de se disloquer et, malgré la profondeur des fonds, il n'y avait plus beaucoup de place pour la faune marine qui en avait cependant pris son parti.

 

Ainsi, quelque part dans le Pacifique, dans les écosystèmes coralliens, une rescapée, mi-napée, mi sirène, veillait dans cet encombrement et fatras, à ce que tout ne déborde pas : le temps et l'érosion auraient raison un jour de ce phénomène, mais si l'on en croyait la lenteur de la décrépitude d'un certain   

« Titanic », il y avait du souci à se faire...

 

Cette jolie naïade frêle, qui à la pesée, ne devait pas dépasser la charge d'un petit dauphin, vêtue d'un spencer argenté assorti à l'environnement brillant de ses semblables, s'interrogeait, inquiète.

 

On en était probablement à l'extinction de toutes les races de l'espèce humaine, après... quelques sportifs, champions en apnée pouvaient espérer s'en sortir...

 

Tout à coup, on vit arriver des tractopelles amphibies dans l'espace de la petite nymphe, lents comme des ânes bâtés.

 

Il y avait encore alors des gens « là-haut » se disait-elle. On voyait à la surface miroitante de l'eau, la lumière qui remuait des scaphandriers brandissant des harpons peut être utilisables comme des épées.

 

Ils n'étaient pas en terrain inconnu et filmaient la scène. Une pieuvre qui passait par là lâcha une encre faisant comme un écran de fumée éparse. Cernés qu'ils étaient les envahisseurs. C'était la rébellion chez les poissons, mais peut-être que ceux-ci pouvaient les aider dans leur malheur.

 

La jeune fille, belle comme un chat persan, qui avait du cran, prit les rênes de la situation et décida alors de faire bon ménage avec tout ce beau monde dans son arène ou fut servi un repas de fête fait de crêpes et de crevettes, comme dans un parc, sûr que la discussion allait battre son plein, sûrement des décennies...

 

Brigitte



25/09/2020
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