Les mots de Montpellier

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Atelier 7 - Sujets 1 et 2

Sujet 1 – Les citations de Michel Audiard (en italiques grasses dans le texte)

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« Je sais que la bière fait grossir et je devrais y renoncer, mais j’ai préféré renoncer à la coquetterie. »

 

Depuis, je mange comme un chancre ! J’ai pris vingt kilos, mon mari s’est tiré avec ma meilleure amie et je m’en tape le coquillard. Chaque jour, je regarde les activités que me propose le site « O.V.S. » (on va sortir) et je choisis l’activité qui me fais plaisir. Avec mon époux c’était plan télévision et les jours de fête « moules frites au restaurant », ouah trop cool ! (Pardon, c’est mes nerfs qui craquent.)

 

Hier, sur le site, il y avait sortie champignons. Il faut dire qu’en novembre dans le sud, on a quelques fois de belles journées. Super ! Enfin, pour ce qui est du super c’était râpé. Arrivée sur place, il y a trois hommes, moi et une nénette qui arrive en courant avec un panier plein de champignons. Elle nous conduit jusqu’au parc à côté et là, elle nous raconte la vie des champignons, leurs différences etc. Le problème, c’est qu’il y a un soleil de plomb. Moi, à l’idée de la balade dans les bois, j’avais mis des chaussures de randonnée et un pull. Du coup je marine et cuit à petit feu et croyais-moi cent kilos qui commencent à chauffer ça fait des dégâts. Heureusement, je ne suis pas la seule à ronger mon frein. Je prétexte un rendez-vous bidon pour m’échapper. Arrivée à ma voiture, je retire mon pull, le pose dans mon coffre, et je me dirige vers le bar où un gugusse à sale bobine dit à son copain, aussi imbibé que lui, « à partir de novembre, pour les clochards, il n’y a plus que deux solutions, la côte d’azur ou la prison ! »

 

Ulcérée que le pochard m’ait prise pour une clocharde, je lui rétorque que « c’est avec les bonnes bourgeoises qu’on fait les meilleures grues ! » Mais qu’elles ne s’abaissent jamais à croquer du couillon mariné à l’alcool. Puis « fière comme un bar tabac », comme aurait dit Coluche, je commande un panaché bien blanc en compagnie des clients hilares.

 

Vexée, la grande gueule ajoute : « T’as entendu ce qu’elle m’a dit, la grosse ? »

 

Son copain, rouge comme une tomate baisse le nez sur son verre, tandis que de ma démarche la plus souple, et oui, n’oubliez pas que je pèse cent kilos quand même, je renverse mon panaché sur la tête de l’imbécile.

 

Amusé, le patron m’en ressert un sous les vivas et fous-rires tonitruants des clients du bar. En aparté il me glisse. « Ce pénible n’arrête pas de faire des esclandres, merci pour la leçon du jour. »

 

© Maridan-Gyres 10/03/2019

 

Sujet 2 – Texte anaphore « je me souviens » et épiphore « pas »



Je me souviens de tes yeux azur

Et de ta bouche qui ne souriait pas

Je me souviens de toutes tes blessures

Et des peurs qui ne me quittaient pas

 

Je me souviens de la pluie et du froid

De tes bras qui ne me lâchaient pas

Je me souviens des larmes sur ton visage

Et de tous ces mots qui ne te venaient pas

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Je me rappelle de chacun de nos fous rires

Et de tes blagues qui n’en finissaient pas

Je me souviens du jour ou on t’a appris le pire

Et de ton refus de m’accompagner pas à pas.

 

Je me souviens du jour où tu l’as enfin admis

Et du courage qu’il t’a fallu pour m’accompagner pas à pas

Je me souviens de nos bouches qui se sont unies

En ce dernier baiser qui m’a conduite au trépas

 

© Maridan-Gyres 11/03/2019



30/03/2019
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