Les mots de Montpellier

Les mots de Montpellier

le texte de lynda d'après l'atelier du



De part ma passion qui est l'étude des peuplades à travers le monde, j'en ai fait mon métier ethnologue. Je voyage à la rencontre de diverses populations afin de découvrir leur us et coutumes.

Je suis très investie par la condition des femmes. Pour mieux les comprendre je me fonds dans le contexte de leurs origines.

Au Moyen-Orient je vais  a la rencontre d'une famille où femmes et même les petites filles sont voilées. Sans aucun jugement, je m'attarde sur une des filles de douze ans. Elle est déjà promise à un  homme beaucoup plus âgé qu'elle. Elle se doit de suivre la tradition. Elle est apeurée. Ses rêves sont bafoués. Il n'y a plus d'espoir. A-t-elle seulement le droit de rêver? Sa mère et ses sœurs la sermonneraient. Ses frères pourraient même la battre si seulement elle leurs parlaient de ses rêves.

Je ne peux m'empêcher de faire la comparaison avec mon voyage en Afrique centrale. Je suis allée à la rencontre de femmes, dans un village situé dans la brousse. Les femmes ont les seins nus. Elles ont des apparats de toute beauté. Elles se peignent le visage et certaines parties du corps, de diverses couleurs.

Quel choc des cultures face à cette petite Maina de douze ans voilée et sans aucun ornements. J'admire ces femmes qui débordent d'imagination pour se mettre en valeur.
Dans le monde entier la femme est condamnée à mettre tous ces atouts en avant pour se démarquer et ce, pour plaire à la gente masculine. Marina douze ans, voilée pour pouvoir la marier. Plutôt le calvaire d'être dépossédée de sa vie de petite fille.

Marina, par son éducation n'est plus que l'ombre de sa mère. En qualité de femme, elle lui transmet les mêmes préceptes que sa grand-mère et sa vie. Quand est-ce que les mères comprendront qu'elles sont le pilier de l'éducation et peuvent ainsi changer les traditions ?
Concernant ces femmes africaines, je ne peux que les comparer aux femmes occidentales. Elles aussi mettent tous leurs atouts pour plaire aux hommes. Ces femmes qui passent du temps à s'embellir sont esclave de leur apparence. Ornées, elles aussi, de toutes sortes d'apparats, elles attisent le désir des hommes et même leurs pulsions.
J'en fais l'expérience tous les jours. Je suis  sans artifice. Je porte jeans, treillis, sweat-shirts et casquette. Je n'ai pas de succès auprès des hommes car je refuse de répondre à leurs fantasmes.

Pourtant, il est arrivé dans ma vie l'homme que j'espérais. Nous discutons de nos idées respectives. Ce sont mes pensées les plus profondes qui l'intéressent.
Mon mode de pensée et mes actes ne me sont pas dictés, ils sont en fait mes apparats

Lynda 



13/10/2013
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