Les mots de Montpellier

Les mots de Montpellier

Atelier du 21/10/2014

Le conte

En Tasmanie, chaque matin, le jeune serval se régalait à courir dans la savane.

Il sentait la fraîcheur de l'air sur son pelage, humait l' odeur de l'herbe et de la terre humide. C'était son moment préféré dans la journée : se promener seul, en pleine liberté.

Il oubliait alors les menaces des autres animaux : le rhinocéros et son énorme corne, le crocodile et sa grande gueule, l'éléphant si irascible.
Son ami le lapin l’accompagnait souvent dans ses ballades.

Ils couraient, pour le plaisir, sans autre mobile. Et c'est cela qui les rendait sans crainte et heureux.

Ils avaient l'habitude de prendre une pause près de la cabane du gardien du parc et se prélassaient sur le capot de la Range Rover. Dans la savane, ils ne trouvaient aucun endroit aussi lisse et doux pour se reposer.

Le gardien de la réserve les voyait défiler tous les matins et se disait : « Ces deux-là semblent n’avoir besoin de rien. L'état sauvage est bien envieux. Pas de souci comme chez les humains. Mais ils ont le culot de monter sur ma Range Rover et de l’abîmer. »


C'était insupportable. Sa belle voiture qu'il avait payée si cher. Il avait travaillé dur pour l'avoir et maintenant il y tenait comme à la prunelle de ses yeux. Il prit un fusil et visa entre les yeux du lapin.

 

Le serval voyant son geste, saisit d'un bond le fusil et l' assomma . « Non, mais, on est les rois ici, tu ne le savais pas ! »



06/12/2014
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