Les mots de Montpellier

Les mots de Montpellier

atelier du 3/07/2013

Ce matin la pluie tombe, mais qu’importe. C’est avec joie que je m’éveille. Une fois de plus, mes pas vont me conduire à la mezzanine où, je vais retrouver le tapis moelleux, les poufs posés çà et là. Mais ce matin, il y a de la nouveauté dans l’air. Tout d’abord, le ruissellement cristallin d’une eau qui murmure plaisamment à mon oreille.

 

Ensuite, trois nouveaux participants à l’atelier d’écriture. Alors, sur quels chemins vais-je les entraîner ? L’éveil à l’écriture est une magie puissante puisqu’elle apaise l’âme de tous ces maux.

 

Amour, joie, amitié, petits cailloux posés çà et là au rythme des musiques du cœur. Et la main s’élance dans une course effrénée qui ne cessera qu’au point final.

 

Mais en attendant, quoi de plus euphorisant, pour un apprenti écrivain, que de voir sa main entamer sa folle sarabande sur la feuille blanche, qui petit à petit va se couvrir de pensées roses, grises ou noires. Qu’importe la couleur déposée, finalement ce qui compte, c’est la mélodie finale. Celle qui résonnera à la fin de l’écriture quand l’auteur nous délivrera enfin son message.

Maridan 3/07/2013 La mezzanine

 

2)

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Les trois amis étaient partis au cœur de la nuit pour assister à un concert de guitare jazz manouche à Bonifacio.

Ils avaient pris de quoi casser la croûte dans le sac à dos que Vasco portait. Il faut dire que ces trois-là avaient des goûts très éclectiques en matière de musique.

Tantôt, ils se régalaient des sonorités des guitares, tantôt c’était le chant des cigales. Mais ce qui mettaient gribouille et Timide le plus en joie, c’était sans conteste possible, le pépiement des oiseaux.

Lorsque les musiciens attaquèrent le premier morceau au pied de la citadelle, illuminée pour l’occasion, un évènement imprévu déclencha une suite de catastrophes en chaîne.

Des moineaux surpris par la sonorité des guitares s’envolèrent soudain des arbres alentour créant un appel irrésistible pour nos deux compères.

Vasco ne put rien faire pour empêcher le massacre. Il tenta, bien maladroitement, de saisir Gribouille avec sa grosse patte, mais le matou rebelle avait bondi prestement qur l’oiseau imprudent qui était passé trop près de lui.

Vasco entraîné par sont poids chuta sur la batterie, renversant par la même occasion, le batteur sur le guitariste.

Et devant les yeux médusés des badauds venus écouter les musiciens, on vit passer un dalmatien la queue entre les jambes, la tête basse et deux chats pris de folie qui passaient entre ses pattes au rythme du vol des moineaux qui essayaient tant bien que mal de leur échapper. L’hystérie cessa lorsque Gribouille fier comme un bar-tabac passa la tête haute, un oiseau coincé dans sa gueule devant un Vasco tétanisé qui se cachait sous ses pattes avant.

 

Quant à Timide, gentil sacré de Birmanie, il ramena à son tour à son copain Vasco, un joli mulot qui avait eu le tort, lui aussi, de passer devant lui.

Vasco se promit de ne plus jamais emmener ces compères hors du petit bois derrière chez lui. Vraiment ces minets ne savaient pas se tenir.

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Maridan 03/07/2013



10/01/2014
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