Maridan-Gyres

Maridan-Gyres

Description des lieux - Etape 3

Quelle que soit le genre de lieu où se déroule votre histoire, votre lieu qu’il soit réel ou imaginaire doit répondre à certains incontournables.

 

  1. Votre lecteur doit pouvoir l’imaginer pour s’y projeter et accompagner vos héros.
  2. Il doit avoir une description physique, mais également des odeurs, des visiteurs ou pas d’ailleurs.
  3. Il doit générer des émotions

 

Vous pouvez lire ce qui est écrit dans ces pages web que je trouve plutôt pas mal à ce sujet :

 

a)      https://www.coollibri.com/blog/3-conseils-super-description-lieu-roman/

b)      https://marievareille.com/2017/11/24/reussir_une_description_dans_un_roman/

c)      https://www.enviedecrire.com/comment-bien-decrire-un-lieu/

d)      https://ecrire-de-la-fiction.com/les-lieux-du-recit-7-etudes-de-cas/

 

Quelques extraits de romans trouvés sur le net

 

Le Jobard. Michel Piquemal. (Milan Zanzibar)

La mobylette s'est engagée dans le petit chemin de terre, bordé de sacs plastique et de détritus. Mis à part le bruit du moteur, tout était silencieux. Chacun était à son poste, bien caché derrière des tas de sciure ou de vieux bidons métalliques.

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Ma ballade me menait toujours jusqu'au terrain vague. Là, il n'y avait plus une seule lumière. Quelqu'un avait déquillé les ampoules des lampadaires publics. Sans doute le jobard qui n'avait pas de volets aux fenêtres, et que tout cet éclairage devait gêner pour dormir. C'était la vraie nuit. Celle qu'on ne voit jamais lorsqu'on habite en ville. Celle qui fait peur et rassure à la fois.

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Tout en sirotant mon vin doux, je jetai un coup d'oeil à la cuisine du vieil homme. Sûr que le ménage n'avait pas été fait depuis un bon bout de temps ! Il y avait des trucs qui traînaient un peu partout : de la vaisselle ébréchée, des drôles d'outils, des journaux déchirés, un moteur de mobylette, de vieux stylos... et sur tous les meubles, une épaisse couche de crasse. Mais ce qui m'étonna le plus, c'est qu'il n'y avait ni télévision ni radio. C'était la première fois que je voyais une maison sans télé.

Le Mystère des Pierrots - Ecoles de Nézignan l'Evêque et d'Abeilhan - La Domitienne

La cour ressemble à un vrai musée d'art moderne. Partout, vous voyez des statues aux positions invraisemblables : Catastrophe a la bouche ouverte, le caillou de la marelle d'un groupe de filles est resté en l'air.

Tu te promènes en admirant et en touchant. On n'entend plus aucun bruit, aucune odeur ne parvient jusqu'à tes narines.

Sous un acacia, une grande fille est immobile, cinquante centimètres au-dessus de son élastique fluo.

Tu t'approches de Paul en train d'observer un gros bourdon noir arrêté juste devant son nez.

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Un des Pierrots s'avance et dit : " Ne vous inquiétez pas, nous allons tout vous expliquer. Puis il se tire le lobe de l'oreille et vous apparaissez dans une salle fortement éclairée.

Peu à peu, vous vous habituez à cette lumière et vous découvrez un spectacle extraordinaire. Un silence surnaturel vous inonde. Vous pourriez entendre une mouche voler ; mais des mouches, il n'y en a pas !

La pièce est étincelante de propreté, on dirait que Mr Propre nettoie tout du sol au plafond, matin, midi et soir !

On trouve sur de grandes étagères des montagnes de livres concernant le cerveau humain. Maths remarque un répondeur ; c'est peut-être le répondeur qui a essayé de vous faire peur.

Une énorme machine triangulaire intrigue Bout de Chou. Elle est reliée par des tuyaux à des bocaux remplis de produits chimiques colorés. A l'intérieur, au-dessus d'un fauteuil pend une ventouse en caoutchouc.

Au fond de la salle, plusieurs ordinateurs allumés semblent travailler, une imprimante attend un ordre pour fonctionner.

Au-dessus, des posters montrent des représentations du cerveau en coupe.

Un des Pierrots s'assied sur une chaise à une longue table, aussitôt imité par les autres Pierrots. Vous supposez qu'il faut vous asseoir.

 

Charlie et la chocolaterie - Roald Dahl - Gallimard Folio Junior

Mr Wonka conduisit le groupe à une gigantesque machine qui se dressait au centre même de la salle des inventions. Une montagne de luisant métal dominait de très haut les enfants et leurs parents. Tout en haut, elle portait quelques centaines de fins tubes de verre, et tous ces tubes étaient courbés vers le bas, formant un bouquet suspendu au-dessus d'un énorme récipient, aussi grand qu'une baignoire.

"Et voilà !" cria Mr Wonka, puis il pressa sur trois différents boutons qui faisaient partie de la machine. Au bout d'une seconde, on entendit un effroyable grondement. Toute la machine était secouée de façon inquiétante, dégageant de la fumée de toutes parts, et soudain, les spectateurs virent couler du liquide dans tous les petits tubes de verre, en direction de la grande cuve. Et dans chacun des petits tubes, le liquide était d'une couleur différente, si bien que toutes les couleurs de l'arc-en-ciel (et bien d'autres encore) se rencontraient dans un formidable éclaboussement. C'était un très joli spectacle. Et lorsque la cuve fut presque pleine, Mr Wonka appuya sur un autre bouton et, aussitôt, le liquide cessa de couler à l'intérieur des tubes, le grondement se tut pour faire place à un mélange de bourdonnements et de sifflements, puis un tourniquet géant se mit à virevolter dans l'énorme cuve, frappant les liquides multicolores. Petit à petit, le mélange se mit à mousser. La mousse se fit de plus en plus abondante, virant du bleu au blanc, du vert au brun, puis du jaune au noir pour redevenir bleue à la fin.

"Attention !" dit Mr Wonka.

Il y eut un déclic et le tourniquet s'arrêta. Alors on entendit une sorte de bruit de succion, et, très rapidement, tout le mélange bleu et mousseux de la grande cuve fut aspiré jusque dans le ventre de la machine. Après un bref silence, il y eut quelques grondements bizarres. Puis ce fut encore le silence. Et soudain la machine poussa une plainte monstrueuse et au même instant, un minuscule tiroir sortit du flanc de la machine, et dans ce tiroir, quelque chose de si petit, de si plat, de si gris que tout le monde crut à une erreur. On aurait dit un petit bout de carton gris.

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Charlie Bucket promena ses regards sur la salle gigantesque. On eût dit une cuisine de sorcière ! Dans tous les coins, il y avait des marmites en métal noir, fumant et bouillonnant sur de grands fourneaux, des bouilloires sifflantes et des poêles à frire ronronnantes, d'étranges machines de fer qui crachotaient et cliquetaient, et des tuyaux qui couraient le long du plafond et des murs, le tout enveloppé de fumée, de vapeurs, de riches et délicieux parfums.

Cabot-Caboche - Daniel Pennac - Pocket junior

Et puis, que s'était-il passé ? S'était-il évanoui ? Mystère. Il ne se souvent que d'une chose : la caresse du soleil un matin, une formidable quantité d'odeurs, le tourbillon des mouettes dans le ciel, et un museau noir, à côté de lui, qui fouillait en grognant parmi les boîtes de conserve, les vieux pneus, les matelas éventrés, les chaussures qui baillaient, bref, les ordures.

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Cela se passa un matin d'été. Le mistral avait soufflé toute la nuit. Le ciel était propre comme un plat en Inox bien léché. Le Chien et Gueule Noire s'étaient réveillés très tôt, avec le soleil, et de bonne humeur. Ils aimaient l'été. D'abord parce qu'ils aimaient la chaleur. Ensuite parce que l'été, sur la Côte d'Azur, c'était la saison des touristes, et que les habitants de la décharge ne mangeaient jamais mieux qu'en cette saison-là. A cause des restaurants.

Les voilà donc assis tous les deux, Le Chien et Gueule Noire, au pied de la décharge, patients. Puis, au loin, le vrombissement des moteurs. Puis un nuage de poussière, là-bas, derrière les platanes de la route. Puis le surgissement des camions-bennes. Puis le volcan. Et l'avalanche.

2001, l'odyssée de l'espace - Arthur C. Clarke - J'ai Lu

Tard cette nuit-là, Guetteur de Lune s'éveilla soudain.

Fatigué par les efforts du jour, il avait dormi plus profondément qu'à l'accoutumée. Pourtant, au premier et infime grattement qu'il perçut dans la vallée, il fut instantanément en alerte. Il se redressa dans l'obscurité fétide de la caverne et sonda la nuit. La peur s'infiltra en lui. Jamais il n'avait entendu un tel son. Pourtant, il avait presque deux fois l'âge que n'importe quel membre de sa race pouvait espérer atteindre. Les grands chats approchaient en silence et seuls le craquement occasionnel d'une brindille ou d'un éboulis pouvaient les trahir. Mais le bruit que percevait Guetteur de Lune était comme un broiement continu qui se faisait plus fort d'instant en instant. On eût dit que quelque énorme animal se déplaçait dans la nuit sans essayer de se dissimuler et en ignorant tous les obstacles. Guetteur de

Lune reconnut le bruit d'un buisson déraciné. Il y eut alors un son que Guetteur de Lune n'aurait pu identifier, car jamais nul ne l'avait entendu dans toute l'histoire du monde : le claquement du métal contre la pierre.

Et lorsque Guetteur de Lune entraîna la tribu vers le ruisseau dans la clarté du matin, il se trouva devant le Nouveau Rocher. Il avait presque oublié ses effrois de la nuit, car, après le premier bruit, il ne s'était plus rien produit. Aussi n'associa-t-il même pas cette chose étrange avec le danger ou la peur. Après tout, il n'y avait en elle rien d'inquiétant. C'était un bloc rectangulaire, trois fois haut comme Guetteur de Lune, mais assez étroit pour qu'il pût l'étreindre. Il était fait de quelque matériau absolument transparent et il n'était visible que lorsque le soleil luisait sur ses arêtes. Guetteur de Lune n'avait jamais vu de glace ni d'eau claire et il ne pouvait comparer la chose à aucun objet naturel. Elle était plutôt attirante et bien qu'il manifestât une sage méfiance envers tout ce qui était nouveau, il tendit la main et rencontra une surface froide et lisse.
La chose était un rocher qui avait dû pousser pendant la nuit. Beaucoup de plantes apparaissaient ainsi, des choses blanches et charnues, pareilles à des cailloux qui semblaient surgir du sol en l'espace d'une nuit.

Les choses-plantes blanches étaient bonnes à manger (quoique certaines d'entre elles fussent parfois la cause de douleurs violentes)... Cette nouvelle chose peut-être ? ...

Quand il l'eut léchée et mordillée plusieurs fois, Guetteur de Lune perdit ses illusions. Il n'y avait rien de comestible là-dedans. Aussi, en bon homme-singe, poursuivit-il sa route vers le ruisseau.

 Les tireurs d'étoiles - Azouz Begag - Seuil Petit Point

Jérémy et Ali étaient deux copains un peu poètes et très espiègles. Leur imagination sans bornes avait fait d'eux des détrousseurs de nature. Dans la cabane qu'ils avaient construite au milieu de la forêt, ils avaient installé comme un musée extraordinaire.

Sur de petites étagères faites de cartons à chaussures, ils avaient posé plein de boîtes, de pots et de bocaux de verre dans lesquels ils tenaient enfermés quelques petits riens de la nature. Leurs prisonniers n'étaient pas des papillons, des plantes ou des feuilles mortes, mais des gouttes d'eau de pluie, éclairées de reflets multicolores, des éclairs d'orage électrisés, encore vivants, des flocons de neige encore froids, des grêlons encore durs, des courants d'air en pleine course et même des morceaux de clairs de lune pétillants de blanc.

Tout ce beau monde en prison remplissait d'un silence étrange et surnaturel la cabane des deux voleurs.

La marmite Enchantée. Yak Rivais (Neuf en poche de l'école des loisirs)

Plié en deux, Jacquot courut vers la cabane, traversa la clairière, et se redressa contre le mur de rondins. Se glissant ensuite de côté, il approcha de la lucarne. Elle était sale, encombrée de toiles d'araignées, mais le gamin put apercevoir l'affreuse mégère à table. Elle trempait son pain tartiné de pâté dans un bouillon gras. Sur son épaule, un hibou hululait de satisfaction lorsque sa maîtresse lui lançait un morceau dans le bec. C'était irréel ! Le chaudron déambulait tout seul dans la pièce entre des monceaux de détritus crachés par la vieille. En tournant ses regards de côté, Jacquot repéra un balai, près d'étranges cornues tarabiscotées maintenues par des pinces d'acier au-dessus du feu. Une fumée bleuâtre s'en échappait par la cheminée. Elle polluait la forêt entière.

 

 Pépé Révolution. Jean-Paul Nozière (Magnard tire lire poche)

Un side-car rouge et jaune venait de s'arrêter devant le portail de la maison. Quel side-car ! Un engin pétaradant, crachant une épaisse fumée noire. Il était rafistolé, rapiécé comme le manteau d'un clochard. Depuis le deuxième étage, je distinguais les morceaux de fil de fer qui retenaient ensemble les différentes pièces de la moto. Un immense guidon, en forme de fer à cheval, pointait vers le ciel. Maman m'avait rejoint à la fenêtre. Elle me poussait du coude pour mieux voir.

 

Gare au carnage, Amédée Petipotage ! Jean-Loup Craipeau (kid POCKET)

Ça puait l'eau de javel et le fade d'hôpital.

Parfois mes baskets couinaient sur le lino lavé. J'avais le sentiment d'attirer les regards.

Je me suis garé. Un chariot me fonçait droit dessus. Deux bocaux accrochés à une tige d'acier se balançaient au-dessus du malade relié à eux par des tuyaux.

 

Ils ont répondu à cet exercice :  Clarinette

 



12/07/2020
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