Les mots de Montpellier

Les mots de Montpellier

l'atelier du 6/11/2013

« Je suis une trace laissée sur le grain d’une page, je vis au présent ; l’avenir je ne le connais pas ; le passé,  je ne l’ai plus… »

 

Insignifiance de l’homme dans le cosmos, grain de sable perdu sur une plage sans fin, j’en suis cependant conscient. C’est là que je retrouve un peu de grandeur. Car si je ne connais ni le passé ni le futur, je vis une étincelle de présent qui ne m’empêche pas de sortir de ma condition infime et de me poser des questions.

Loin de paresser et de m’abandonner au gré du hasard, je construis un petit château de sable, proie des vents et des vagues, des caprices du destin.

Je vis sur du temps emprunté, dette que je ne réglerai jamais et mon passé ne m’appartient plus.

 

Daniel COPPIK

 

Qu’est-ce qu’une parenthèse et qui suis-je ? Parenthèse de la vie, mon existence ne signifie rien dans le vaste univers, et n’ajoute ni ne retranche quoi que ce soit dans l’immensité de l’espace et du temps.

Et pourtant, petit atome perdu dans l’inconnu, mon esprit se hausse à un niveau suffisant pour me poser des questions sans réponse. Parenthèse d’être, être à l’intérieur d’une parenthèse, qui débrouillera l’écheveau ? Ne lève pas les mains pour implorer ce bol renversé qu’on appelle la vie ! Il roule, tout aussi impuissant que toi et moi. Faut-il croire le poète, ou bien le progrès humain éliminera-t-il la parenthèse pour déboucher sur un monde meilleur, compréhensible, et plus humain ?

 

Daniel COPPIK

 

Mon esprit est plein de souvenirs qui se bousculent et s’enchevêtrent dans un tourbillon sans fin.

-          Muraille étincelante de glace traîtresse,

-          Fonds coralliens aux formes contorsionnées, ravins sans fin côtoyés sur une crête déchiquetée le long d’un précipice,

-          Atolls perdus, impitoyables dans l’immensité du Pacifique, que choisir ?

-          Dois-je mentionner la belle porcelaine arrachée de vive lutte à la murène têtue, la pointe rocheuse atteinte après une longue ascension d’une falaise verticale interminable ; qui vous dévoile d’un coup un géant inattendu jusque-là ? Vous pourriez presque le toucher du doigt, mais il vous écrase de sa masse et vous ramène à plus d’humilité !

-          Les couchers de soleil qui brûlent les cocotiers, ou bien l’aube naissante qui caresse les sommets d’en face.

-          L’automne flamboyant des forêts de mélèzes fauves ou encore le bouquetin qui se détache sur l’horizon qui s’assombrit dans un froid glacial ?

Grande montagne, qui dira tes vraies couleurs et ta vraie nature ? Verte l’été, jaune l’automne, blanche l’hiver, rose, rouge puis grise au printemps. Au fil des heures, je te fais face.

 

Daniel COPPIK



18/11/2013
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