Les mots de Montpellier

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La mauvaise heure de Denise Mina

La mauvaise heure

de Denise Mina

  


Glasgow années 80. Paddy devenue journaliste est affectée à la patrouille de nuit qui suit les faits divers. Sur le seuil d'une belle maison victorienne, un bellâtre s'efforce d'éloigner la police : par la porte entrebâillée, on aperçoit une femme au visage ensanglanté. Violence conjugale ordinaire, à première vue. Deux BMW garées à l'écart retiennent l'attention de Paddy, qui insiste. Le bellâtre l'éconduit en lui donnant un billet de 50 £. Comment refuser ? son père est au chômage, ce qu'elle gagne nourrit la maisonnée. Le lendemain, la femme entrevue - une riche avocate, militante d Amnesty International -, est retrouvée assassinée sauvagement. La police essaie d'incriminer un vieil ami à elle qui s'est jeté dans la Clyde. Paddy sait qu'elle tient son scoop, mais le billet va poser problème : si elle avoue, elle sera virée. Comment va-t-elle s'en sortir ?

 

 

Un roman gris. Comme un ciel de plomb. Métal que l'auteure semble nous glisser dans les semelles pour ralentir notre avance dans l'énigme. Elle nous charge du poids de la culpabilité de l'héroïne qui nous immerge dans son monde glauque et crépusculaire. Univers sociologique dans lequel, Denise Mina nous fait admirablement pénétrer par le descriptif de l'ambiance et le rythme qu'elle donne au récit.

Malgré tout, cela reste trop lent à mon goût. J'ai bien failli abandonner la lecture. Cependant, à chaque fois le récit a réussi à me raccrocher. Cela prouve le talent de l'écrivain.

 

Bernard 1/06/2015



02/06/2015
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