Les mots de Montpellier

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Atelier 6 - 2020 - Sujet 3

L’olivier

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Un olivier centenaire se dressait au-dessus de la plaine aride près du Pont du Gard. Chaque année, à la belle saison, il voyait passer d’innombrables touristes sur le chemin qui menait au monument. Leur but était d’admirer la construction mais pas un ne daignait lui jeter un regard. Pourtant, il était visible de loin avec sa haute stature et ses branches ressemblant à une chevelure ébouriffée.

 

Quelques visiteurs s’installaient parfois à son pied, profitant de l’ombre pour pique-niquer. L’olivier se sentait seul malgré quelques oiseaux qui chantaient sur ses branches. Il y avait bien d’autres arbres : trop loin. S’il avait fait partie d’une oliveraie il aurait eu de la compagnie et les oléiculteurs l’auraient apprécié pour l’abondance et la qualité de ses fruits. Il se sentait inutile et au fil du temps devint amer.

 

Jusqu’au jour où un couple d’oiseaux nicha dans un creux de son tronc. La femelle couvait son œuf pendant que le mâle furetait sur le sol pour attraper de petits vers.

 

L’olivier l’observa longtemps avant de se décider à lui parler :

 

  • Pourquoi vas-tu chercher de la nourriture alors que tu as tout ici : mon tronc renferme une quantité de petits insectes. Je suis un véritable garde-manger, tu n’as qu’à te servir. Tu feras aussi une bonne action : ces insectes me dérangent et m’abîment, ne te gêne donc pas !

 

C’était pratique en effet : lorsque le premier oisillon sorti, le mâle picora des vers sur le tronc pour le nourrir. Le couple eut plusieurs poussins.

 

Ces petits habitants quittèrent le nid mais furent bientôt remplacés.

Désormais, l’olivier n’était plus seul, il accueillait chaque oiseau qui désirait séjourner dans son tronc.

 

 

Iris



28/03/2020
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