Les mots de Montpellier

Les mots de Montpellier

Ténébreuses d'Axel Ragnerfeldt,

Axel Ragnerfeldt, écrivain consacré par le prix Nobel, mène une existence muette dans une maison de soins, seul face à ses souvenirs. Les témoins de son passé aux nombreuses zones d'ombre ont aujourd'hui disparu : sa femme Alice, sa maîtresse Halina, sa fille Annika et surtout son ancienne domestique Gerda ont été les actrices - ou les victimes - de drames jusqu'alors étouffés afin de protéger la réputation du grand homme. Mais le jour où un terrible secret remonte à la surface, c'est une famille entière qui subit une véritable descente aux enfers.

 

 

Un livre vraiment noir.

L'auteure y décortique la psychologie des humains à travers la part d'ombre qui demeure en chacun de nous.

« Ombre » est d'ailleurs le titre original de l'œuvre.

Karin Alvtegen peint les rouages qui ont conduit les personnages à cette part d'inavouable et d'inhumanité tapie au fond de chacun d'entre eux. Des jardins secrets qui font frémir (To thrill en anglais). Malgré un scenario bien structuré, ce livre ne contient pas néanmoins un suspense tel qu'on puisse le taxer de thriller.

Ambitions, pouvoir, argent, abandon d'enfant, peurs, soumission, usurpation d'identité, le prix Nobel donné aux assassins … tous les ingrédients du « polar » sont là. Cependant, ce n'est pas un polar, puisqu'il n'y a pas d'enquête policière.

 

C'est donc un roman noir où l'auteure brosse par petites touches successives, entre ombre et lumière, le parcours de chacun des personnages. J'ai bien aimé ce puzzle pictural où le noir éclaire le vrai visage de certains d'entre nous, pauvres humains.

 

Bernard 4/02/2015



04/02/2015
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