Maridan-Gyres

Maridan-Gyres

Atelier 2 - 2022 - sujet 4

                                 L’aîné

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Des boucles blondes éparses sur l’oreiller, l’enfant fait un somme.

Ni soucis ni angoisse pour ce petit ange, ce joli petit d’homme.

Il semble être arrivé en des lieux bénis par le ciel

Sur son berceau, planent bonheur et félicité prodigués par Ariel.         

L’archange n’a pas ménagé ses efforts et amplement sollicité les fées.

De douces caresses piquetées de baisers, ses joues sont réchauffées.

Loin de son esprit les menaçants nuages que ces jours nous voyions.

Seuls l’amour et ce doux soleil de printemps le réchauffent de leurs rayons.

Rien ne l’éveille. Ni les incessants et furtifs passages

Des amis attendris, ni les rires et chuchotements si peu sages

Des autres enfants jaloux et envieux de tant d’éblouissements.

Aucune semonce, aucun mot pour eux ne semblent calmants.

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L’un d’entre eux pourtant, devant le nouveau-né s’arrête et se recueille.

Il s’est tu, étonné d’entendre ses soupirs légers comme une feuille.

Le chérubin sourit aux anges. L’aîné voit sa narine légèrement frémir,

Surpris de l’imaginer ainsi et encore si longuement dormir,

Lui qui s’agite, saute, joue et rarement se repose.

Comme il doit s’ennuyer pense-t-il. De sa petite bouche rose,

Sur son front, le garçonnet dépose un léger baiser empli d’amour c’est sûr.

Aucune agitation. L’aîné laisse échapper une larme de ses yeux d’azur.

Serait-il comme cette petite sœur que l’on croyait immortelle 

Et qui à peine déposée dans sa robe de blanche dentelle

Est repartie d’un coup d’ailes en quittant si tôt ce monde-là ?    

Son cœur étreint par le souvenir du berceau orné de falbalas,

Inquiet, il contemple à nouveau le petit ange. Plus de tristesse

Car visiblement il s’anime. Il a l’air heureux malgré sa petitesse

Qui étonne l’aîné. Il le sait maintenant, il est tout prêt à l’adorer.

Point d’envol pour celui-là, il va le protéger, l’aider à respirer,

L’aimer de toute son âme. Sa douceur devient maternelle.

Le miracle se fait. L’enfançon dévoile sa jolie prunelle,

 

Se met à babiller et réalise il est vrai, un tableau si charmant.

L’aîné fébrilement caresse la petite main que divinement

Il embrasse. Quoi de plus joyeux et délicieux à entendre

Que ce doux babil ? Rassuré, le grand frère se fait encore plus tendre.

De bonheur il exulte et dans l’alcôve se met à rayonner.
Jamais il ne le perdra et pour cela va tout lui donner.

En peu de temps grandira et leur complicité ne sera pas chimère.

Rêvant à ces jours heureux, l’aîné vient se blottir dans le chaud giron de leur mère.

 

                                                                                         KIKA.28.01.2022.             



07/02/2022
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