Les mots de Montpellier

Les mots de Montpellier

Il était une fois...la clarté de l'esprit.-16-10-13

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Au tout début, le serpent s'enroule dans la tête.

Les pensées mordent et crachent leur venin.

Se mêlent, s'emmêlent et se perdent. Sans suite. Sans fin. S'embourbent.

Mais, l'air de rien, creusent un sillon dans le verre, la coupe de la chair.

 

Le temps passe.

Nuit après nuit, songe après songe, l'être découvre son rêve.

Sa raison d'être sur terre.

Enfouie sous la torture des pensées.

Enfouie sous la lumière.

 

Le temps passe et le serpent abandonne sur le sable sa position invertébrée.

Déroule et offre enfin ses ailes.

Il lâche la terre, il lâche la rampe, s'élance vers le bleu du ciel, immense.

 

Vertical sur l'horizon, il emprunte sa majesté à l'aigle, sa force au dragon.

De toute sa hauteur, il indique la direction, le chemin le plus sûr, le plus dur.

L'être n'y voit plus d'inconvénient. N'a pas le choix, le sait et suit ce qui l'anime.

La vie dans son ventre.

Comme encordée, comme accordée.

 

Et de l'oiseau blanc descend toute la clarté du discernement.

Le calme.

Le printemps.

 

Le messager, le compagnon, le guide, c'est le même, qui, hier, le retenait au sol, enchaînait sa marche obscure à celle des autres hommes.

C'est le même qui, hier, aveuglait son esprit de jugements et d'obsessions.

De comparaisons.

 

L'animal désormais transfiguré ouvre la voie.

 

Pour recevoir et accueillir ce qui lui vient d'en haut, l'être n'a bientôt plus que la peau ridée de ses mains nues, un coeur ouvert sur l'inconnu et sur des siècles passés à casser des murs, à soigner ses blessures.

Pour que naisse de ces ruines, un nouveau regard.

Une nouvelle innocence. Celle du vieillard.

 

Que se révèle en lui et se structure, le sens, l'intelligence.

L'évidence.

 

Frédérique



22/10/2013
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