Les mots de Montpellier

Les mots de Montpellier

l'atelier du 18/11/2014 - les personnages

Trisidor – 1er personnage

 

Trisidor, c’est ainsi que le personnage s’était présenté, mais qui peut dire ce qu’est vraiment un Titan ? Au début du monde, ils furent les enfants de la Terre, Gaîa, et d’Ouranos, le ciel. Ouranos et Gaïa mirent au monde 6 fils : Cronos, Crios, Coéos, Hypérion, Japet et Océan qui devinrent les Titans, et six filles, les Titanides : Téthys, Phoebé, Rhéa, Théia, Mnémosyne, et Thémis. Titans et Titanides s’unirent et se mêlèrent à d’autres divinités marines. Par la suite, leur histoire resta confidentielle.

 

Trisidor était l’un des fils de la seconde descendance issue de Gaïa et Ouranos. Nous ignorons aujourd’hui encore lequel. Mais l’histoire de la révolte de Cronos nous est parvenue, pour naître, il dut couper le pénis de son père qui s’était ancré dans le ventre de Gaïa pour empêcher la naissance d’autres enfants. Une légende prétendait que Trisidor descendait de la lignée de Cronos et celui-ci n’était-il pas le plus valeureux des Titans ? Celui qui avait chassé le père ?

 

Bélangèle observait cet immense personnage. Au bas mot, il devait mesurer plus de quatre mètres, même les nymphes sembleraient petites à côté de lui. Il avait des yeux d’un bleu aussi lumineux qu’un ciel d’été, un menton volontaire sur un beau visage carré. Sa chevelure d’un noir corbeau lui tombait en cascade de boucles et couvrait ses épaules puissantes. Il avait un corps parfaitement proportionné de ceux qui font rêver les jeunes filles. Mais notre héroïne était  bien trop impressionnée par la taille de ce géant pour penser à autre chose qu’à sa mission. Elle se disait qu’avec un tel allié, on devait facilement gagner des batailles.

 

Un autre conte disait à son propos qu’il vivait sur Titania, car les dieux jaloux de sa beauté, et de son charme puissant, avaient tenu à l’éloigner des déesses. Trisidor sans foi, ni loi, s’était donné pouvoir de vie et de mort sur les autres Titans qui voyaient dans ce fier combattant, ce farouche soldat, plus qu’un chef de guerre, un vrai modèle à suivre et à imiter. C’est pourquoi dans toutes les batailles où ils avaient combattu, ils étaient toujours repartis vainqueurs.

 

En première noce, Trisidor avait épousé, contre l’avis de tous les siens, une danaïde qu’il avait sauvée des enfers. Elle lui avait donné deux magnifiques garçons avant d’être emportée une nuit par un ouragan d’une violence céleste. Les dieux avaient réparé l’outrage. Trisidor portait les stigmates de cette perte sur sa bouche qui ne souriait jamais.

 

Astiridès – second personnage

 

Astiridès, l’elfe roi est-ce que l’on pourrait appeler un caractériel. Doté d’un égo surdimensionné, il fait régner en Isorel une atmosphère de crainte diffuse. C’est un fat, un sournois, et de plus il est vindicatif. Tout est prétexte à son courroux. Pendant des spectals Isorel a connu la paix, mais depuis l’avènement d’Astiridès, des mouvements de révolte prennent corps dans toutes les provinces du royaume. Ici et là couve la colère des peuples maintenus en esclavages et saignés à blanc. De mémoire d’elfe on n’avait jamais connu cela. Tout ceci laisse à penser qu’une guerre est sur le point d’éclater.

 

Trisidor l’observe du haut de la montagne sacrée. Il a toujours éprouvé du respect pour le patriarche des elfes, le père de ce monarque corrompu. Le sage Epholis n’aurait jamais cherché à s’enrichir au risque de compromettre l’équilibre du royaume. Mais le fils ne possède pas une once du charisme du père. Déjà, il est petit pour un elfe. À peine deux mètres dix. Sa longue tresse blanche manque de soin, tout comme sa tenue d’ailleurs. Il ne quitte jamais sa couronne, comme si elle seule témoignait de son pouvoir. Depuis son couronnement, il n’a célébré aucun solstice d’été pourtant, cette fête célèbre la reconnaissance des elfes aux Dieux qui leur ont conféré leurs pouvoirs. Trisidor sait que la colère gronde dans les cieux et les elfes ne tarderont pas à en payer le prix. Quand Gaïa se met en colère, toute la terre tremble. Les mondes magiques ne seront pas épargnés. C’est pourquoi il surveille de près ce stupide individu. Et ce matin, un sage d’Epholis est venu lui rendre visite pour lui demander de l’aide.

 

-          Astiridès est devenu fou, il va mener l’Ephorel à sa perte, c’est l’équilibre des mondes célestes et magiques qui est menacé.

 

Trisidor n’a pas répondu, il observe le triste sir. Intervenir à visage découvert pourrait provoquer la colère des dieux qui s’amusent beaucoup de ces petites guéguerres. Les dieux ne partagent pas leurs prérogatives, il a déjà provoqué leur colère en épousant sa douce Najatella. Il ne commettrait pas deux fois la même erreur.

 

Vénabéro – dernier personnage.

 

Vénabéro est un cheval ailé vieux de plus d’un spectal. Il a passé toute son existence à porter les seigneurs d’Ephorel. Mais là c’est plus fort que lui, à chaque fois qu’Astéridès s’approche à moins de dis mètres de lui, il se cabre et recule avant de s’envoler dans les cieux. Furieux de ne pouvoir grimper sur l’animal qui a servi, si fidèlement, tant de monarques ; il a mis sa tête à prix et offert une fortune à celui qui lui rapporterait l’une de ses ailes immaculées. Trisidor qui connait bien l’animal et respecte sa farouche volonté le cache depuis quelque temps dans ses propres écuries. Il décide de lui rendre visite.

 

Vénabéro a reconnu le pas de son ami et salut en hennissant l’arrivée de Trisidor. C’est un animal splendide. Bien peu parmi les enfants de Pégase ont hérité de la magnifique prestance de leur père. Lui a réussi l’exploit d’être encore plus magnifique que son géniteur. Il est fin, racé. Ses ailes déployées dessinent un arc de plus de dix mètres. C’est sans aucun doute l’un des rares chevaux ailés qui pourrait transporter le titan. Même si Trisidor rêve de la chevaucher, il sait qu’il est destiné par les dieux aux monarques du royaume des elfes. Et puis, ils sont amis tous les deux et passent beaucoup de temps ensemble.

 

-          Viens mon ami, dit Trisidor en flattant l’encolure de la belle bête, tu es vraiment splendide et je suis heureux de voir que tu as repris des forces.

-          Je ne suis pas un animal Trisidor, je suis fils de Zeus et de Gaïa.

-          Enfin ! Comment des dieux pourraient-ils enfanter un cheval même ailé ?

-          Titan de peu de foi, ta mère est à l’origine de toute chose dans notre galaxie. Je fus conçu pour une mission ultime qui me délivrera de cette peau animale.

-          Mais quelle mission ?

-          L’heure n’est pas encore venue de te la conter. Sois patient mon ami, l’heure viendra ou tout te sera révélé.

 

Trisidor s’est éloigné un peu déçu. Vénabéro songe que le moment venu son ami sera le premier à apprendre l’objet de sa création. Mais il a encore du chemin à parcourir et lui n’a pas le droit d’influencer le Titan. Il pourrait lui dire d’aider l’élue, mais il mettrait l’avenir de la galaxie en danger. C’est avec regret qu’il retourne vers le fond de son box. Il faut mieux penser à autre chose, de grands bouleversements sont sur le point de changer leur vie à tous, alors il  doit absolument se reposer et faire des réserves de gras en vue des combats prochains.

 

Maridan 18/11/2014

 



25/11/2014
0 Poster un commentaire

A découvrir aussi


Inscrivez-vous au site

Soyez prévenu par email des prochaines mises à jour

Rejoignez les 133 autres membres