Maridan-Gyres

Maridan-Gyres

Texte libre

 

Bambou

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Petite boule de poils, tu étais unique

Avec ta robe tricolore qui te donnait une allure féline

Ton petit minois reconnaissable entre tous

Ta démarche inimitable qui n’appartenait qu’à toi

Et tes miaulements particuliers à peine audibles, parfois trop insistants

 

Bambou-bébé, nous t’avons quasiment vu naître au cœur d’un vieux canapé, si je me souviens bien

Déjà, tu sortais du lot avec tes longs poils et ta mine incomparable

 

Bambou-enfant, tu nous avais inquiétés sérieusement, en disparaissant du jour au lendemain

Par bonheur, grâce à une annonce, une inconnue t’avait retrouvée de l’autre côté de la ville et ramenée au bercail. C’est d’ailleurs avec cette personne et son fils que nous avions passé le cap d’une nouvelle année

 

Bambou- maman, tu nous as offert la joie d’accueillir de nombreux chatons dans notre maison. Tous aussi beaux les uns que les autres

 

Bambou-grand-maman, tu étais devenue discrète, préférant rentrer lorsque la maisonnée était endormie

Indépendante, tu allais et venais comme bon te semblait

Menant ta petite vie comme tu l’entendais

N’hésitant pas, au besoin, à aller grignoter chez une famille voisine, ou à rendre visite à une dame de notre quartier qui savait si bien te brosser, défaire les nœuds et rendre ta crinière flamboyante

Tu évitais, toutefois de te confronter à tes congénères plus jeunes et plus forts qui te rendaient la vie dure

 

Bambou, tu as partagé notre quotidien et tu as accompagné notre famille pendant 15 ans

Joueuse, affectueuse, tu as aidé les enfants à grandir et devenir plus respectueux envers la nature. Tu ne rechignais devant aucune caresse, même maladroite

Petite boule de poils, tu semblais grande. Mais en réalité, lorsque nous te caressions, tu étais toute menue. Ton manteau te donnait du volume et de l’importance.

Bambou, il y a quelques jours, à l’aube de l’hiver, tu es partie vers l’autre monde, celui dont on ne revient jamais

Une personne t’a retrouvée morte sur le bas-côté de la route et t’a amenée chez la vétérinaire du quartier

Bambou, notre chatte, nous t’aimions beaucoup et tu nous manques

Merci pour ta présence douce et bienveillante durant toutes ces années.

 

Affectueusement,

 

Emeraude

 



11/12/2020
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