Les mots de Montpellier

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Un vilain coquin

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Le figuier est heureux aujourd’hui car ses amis les oiseaux sont venus lui rendre visite. Ils ont rencontré Irma la lapine qui voit dans l’avenir et elle leur a promis une journée sans danger. Alors, bien que les chasseurs soient de sortie, les oiseaux batifolent autour de leur vieil ami.

 

La féerie de ce jour, tient dans le ciel qui n’est pas d’un bleu ordinaire. Pipo, le rouge gorge regarde avec curiosité les petites boules lumineuses qui semblent des âmes qui s’envolent. Yoyo, le petit passerin indigo saute de joie en effeuillant une pâquerette. Pour lui l’amitié est précieuse, alors il chante son bonheur. Mais pour les fleurs, il est une vraie nuisance. Dans le bois-joli, toutes les pâquerettes se couchent lorsqu’il vole au-dessus d’elles. Elles aimeraient que sa folie de les dénuder cesse à présent. Car comment rester coquettes, sans leurs jolis pétales ?

 

Lentement, le chat s’approche du vieil arbre. De loin, il a vu les oiseaux tourner autour du figuier. Il s’en lèche les babines à l’avance. S’il veut manger tout ce joli monde, il va devoir agir discrètement. Soudain, sur sa gauche, il a l’impression fugace d’être observé. Il se cache aussitôt derrière de hautes herbes. Comment mener cette chasse sans se faire repérer ? Pas évident, mais il se croit malin.

 

Soudain, Madame Irma émerge du coin d’où elle observait le chat.

 

  • Coucou mes petits amis, je vous ai apporté de jolies choses, venez vite me voir !
  • Madame Irma ! S’exclament les deux amis
  • Allez fripons, choisissez bien.
  • Moi je veux la boule rose
  • Et moi la boule bleue, comme mes plumes
  • Très bien, maintenant, si vous voulez rire, appelez le chat coquin qui se cache derrière ces hautes herbes

Affolés les deux petits oiseaux s’envolent sur le figuier. Et le chat furieux sort de sa cachette et s’avance sournois vers la petite lapine.

 

  • Ainsi donc, tu ne me crains pas !
  • Oh que non ! Mais j’aurais préféré que ce soit mes amis qui se jouent de toi, moi j’ai l’habitude de botter le train des filous de ton espèce.

Le chat tombe à terre, mort de rire, il se tort dans tous les sens. Et tandis qu’il hurle de rire, Madame Irma dit à ses amis :

 

  • Quand ce coquin se relèvera, lancez-lui vos deux boules de couleur et je vous promets que c’est vous qui rirez.
  • Pourquoi, ne le faites-vous pas vous-même ?
  • Par ce que, mon cher Pipo, tu seras bien fier de raconter à tous comment tu as vaincu le vilain « Barbe blanche ».

 

A ces mots, le chat se tord encore plus de rire. Il se relève enfin, les yeux pleins de larmes, tant il a ri.

 

  • Ah ma coquine, j’ai bien ri. Je te promets qu’après t’avoir croquée, je m’occuperai de tes deux volatiles.
  • Viens-y filou, je t’attends. A vous les enfants.

 

Le chat bondit, les oiseaux jettent leurs boules colorées et sous les yeux ébahis du vieux figuier, le chat se retrouve prisonnier d’une balle bleue et rose qui monte, monte jusqu’au ciel.

 

  • Voilà ! Mes petits amis ! Ce gredin voulait vous détruire, mais à présent, il est condamné à vous regarder vous amuser tandis que lui, restera en punition là-haut, jusqu’à ce que je me décide à le libérer.
  • Oh merci Madame Irma, on a eu très peur pour vous. Lui dit Pipo
  • Je vous avais promis une journée sans danger, vous l’avez ! A présent, vous pouvez vous amuser. Au revoir mes petits amis, mais soyez rentrés chez vous à minuit, car à cette heure sombre, les bulles explosent et libèrent les coquins.

 

Maridan 5/07/2014

 

Illustration fournie par Françoise du blog Aqua-rêve



05/07/2014
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