Les mots de Montpellier

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Atelier 11 - 2019 - Sujet 2

 

Utiliser le reste des mots et phrases pour 1 conte enfant  - A employer   : 

-          Kate remarque que le canari bleu est accroché au rideau bizarrement,

-          Doux- qu’il est doux de raconter des histoires.

-          Présence

-          Epopée

-          Un petit brin de folie ne nuit pas,

-          Ici je dépose la vie,

-          Quand les fées vivront d’amour

-          Il n’y a qu’un remède à l’amour, aimer davantage… »

 

Conte de la banquise –   L’auteure  – Kate :

canari.jpg

Kate remarque que le canari bleu est accroché au rideau bizarrement, il est sorti de sa cage, le chat l’a encore ouverte, l’oiseau a voleté dans la pièce d’un coin à l’autre puis fatigué s’est agrippé tout en haut du doux velours et attend que la jeune femme vienne à son secours : faire sortir le chat dans le jardin pour que le canari puisse rejoindre sa volière. Kate pose son stylo à regret et pour la énième fois remet de l’ordre dans la ménagerie, car il y a aussi les poissons rouges qui stressent de voir Minet jouer de la patte… Bref, ceci fait, elle reprend l’écriture de son conte, qu’il est doux de raconter des histoires.

Le conte

« Il était une fois un ourson blanc nommé « Flocon » qui courrait sur la banquise, trébuchait par endroits, pataugeait, et aimait déraper et se rattraper au dernier moment à un morceau de glace en risquant de tomber à l’eau…il aimait aussi plonger ses pattes dans le bain glacé surtout quand les saumons s’aventuraient vers lui. Leur présence l’excitait, les attraper quel jeu en perspective !


Sa maman Ourse « Givrette » l’avait prévenu qu’il pourrait se noyer n’ayant pas encore assez d’expérience et surtout pas celle de la nage de longue durée, mais intrépide, il s’amusait comme un petit fou.

saumons.jpg

Les Saumons, eux, avaient chaud aux nageoires et perdaient le sens de la prudence. L’ours était moins leur ennemi que la pêche intensive et le réchauffement climatique. Leur histoire était toute une épopée comme celle de nombre d’animaux en péril qui essayaient de sauver leurs vies sur ou sous cette banquise qui fondait.

 

« Givrette » pensait parfois, en surveillant son petit « Flocon, » « certes, jouer avec un petit brin de folie ne nuit pas, mais je vois bien que notre territoire rétrécit comme une peau de chagrin et que les dangers se multiplient. Les icebergs se rompent, tout dérive. »

iceberg.jpg

Dans ce monde du Grand Nord, la fée des glaces « Esquimaute » avait dit :

 

« Ici je dépose la vie, vous aurez beaucoup à vous battre pour la garder. La sagesse seule ne suffira pas à la conserver, il faudra des trésors d’imagination. »

 

Puis, elle avait disparu. Son cœur était crème glacée au citron, elle n’avait pas de compassion pour les animaux. Elle donnait froidement ses conseils.

 

 Givrette se disait, « nous sommes bien avancés avec ça, nous sommes instinctifs pas penseurs, et convaincre les humanoïdes de cesser leur course au désastre nous dépasse. Peut-être que quand les fées vivront d’amour, leur cœur se sera réchauffé et coulera comme le miel, elles nous aideront à faire un miracle ! Seul l’Amour apprivoisera ceux qui nous ignorent ou nous nuisent… Mais comment faire ?

 

L’Otarie, Phoquine, bonne voisine passant par-là sortit d’un grand trou d’eau et se hissa avec  peine sur la glace à coté de « Givrette ».

 

Elle aussi sentait les menaces de jour en jour de même que le Manchot « Papou » qui les rejoignit en se dandinant ce qui faisait beaucoup rire l’ourson « Flocon ».

 

Le Trio fit un petit conciliabule par gestes, car chacun avait son langage.

Phoquine faisait des signes avec ses petites nageoires, Papou avec ses ailes atrophiées et Givrette avec ses deux pattes avant debout sur celles de l’arrière.

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Ils s’accordèrent pour dire : d’abord trouver « Esquimaute » la fée des glaces, puis faire fondre son cœur et le remplir de douceurs… en faire un caramel fondant. Il faudrait juste dérober un rayon du soleil qui frôlait la banquise le soir. Pleins d’espoir, ils conclurent : Il n’y a qu’un remède à l’amour, aimer davantage… » « Flocon se blottit entre eux confiant et rejoignit le monde de Morphée…

 

Clohe



04/05/2019
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