Les mots de Montpellier

Les mots de Montpellier

Atelier 12 - 2019 - 3ème et 4ème sujet

 

 

Atelier 12 – 2019 - 4ème sujet :

Ecrire les pensées d’un animal qui vient de perdre son maître.

 

 

Hachiko

 

Il y a quelques années, j’ai dû me rendre au Japon pour assister au mariage de mon benjamin à Tokyo. J’ai donc consulté quelques guides et découvert le fait ci-après qui m’avait émue jusqu’aux larmes.

 

« L’histoire se passe à la fin des années 1920. Un professeur d’université (dont tout le monde a oublié le nom) avait un chien nommé Hachiko. Le matin, celui-ci accompagnait son maître jusqu’à la gare de Shibuya et, le soir, il venait l’attendre au même endroit. Un jour, le professeur mourut dans un accident. Durant sept années, le chien continua à venir chercher son maître tous les soirs à la sortie de la gare. Lorsque Hachiko mourut en 1935 l’histoire fit la une des journaux. Une collecte fut organisée pour lui édifier une statue devant la gare. Plus tard, la statue fut fondue pour les besoins de la guerre, mais dès 1948, on en fit une nouvelle. A chaque fête, Hachiko est décoré telle une divinité, c’est-à-dire avec des bonnets et des collerettes. On vient le toucher comme un porte-bonheur. Peu à peu, les habitants de Tokyo en ont fait un point de rendez-vous et certains samedis soir, même lorsqu’il fait un temps de chien, le pauvre toutou disparaît presque entièrement derrière la foule, si bien que celui qui n’a jamais vu Hachiko ne peut trouver le lieu du rendez-vous … De quoi être d’une humeur de chien ! » (Guide Bleu Evasion de Hachette)

 

Je relis ces mots et de nouveau l’émotion me submerge. Serais-je capable d’écrire les pensées de Hachiko ? Intrinsèquement, je ne le crois pas. Quelques subterfuges peut-être ? Là non plus, je ne puis me le permettre car je risquerais de trahir cet incroyable amour lové dans une fidélité sans faille.

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Sept ans, c’est long surtout si on ne vit que dans l’attente. Mais sept ans pourraient aussi être courts si on ne sait qu’aimer. Et là, le temps ne compte plus. Ne compte que l’image de l’être aimé et ça on pourra en vivre une éternité.

 

Et c’est ce qui est arrivé pour Hachiko de Tokyo.

 

Il a vécu, vit et vivra l’éternité de cet amour pour son maître dans le cœur des Japonais et accessoirement dans celui des touristes lambda dont je suis.

 

 

Elfina

Ermitage-sur-Lez

14/05/2019

 

 

Atelier 12 – 2019 –3ème sujet :

Ronde des mots (logorallye)

 

 anxiété.jpg

Entre désespoir et désillusion, a-t-elle vraiment le choix ?

 

Aurait-elle la force pour vouloir à tout prix éradiquer de sa tête ces ordres insensés d’un soi-disant devoir dit de piété filiale  et qui la compriment dans un étau impossible ?

 

Va-t-elle enfin rechercher une quelconque aide extérieure pour fuir la perversion des paroles et la violence des gestes ?

 

Elle est consciente que l’épuisement l’attend au tournant.

Que la lumière d’une main secourable vienne vite !

 

Et l’aide, venue de divers horizons, est arrivée comme une grâce et lui montre à présent les divers chemins à suivre pour lutter avec courage et espoir contre toutes ces idées dont la noirceur avait décimé l’élan de son cœur.

 

Elfina

Ermitage-sur-Lez

15/05/2019



16/05/2019
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