Les mots de Montpellier

Les mots de Montpellier

Les auteurs de 2013 à 2018


Atelier 16 - 2018 - Tautogramme en E

Envoûtement

L’été s’est éloigné,

Effluves évanescentes,

L’Estérel s’endort.

Enluminures enrouées,

Élégantes érosions automnales.

Espoirs ensemencés,

Engrangés et enfouis,

Échappant

Aux effets extrêmes de l’hiver,

L’espace d’un entracte.

Ensommeillées, belles endormies

Éclosent, exquis entrelacs,

 Éternel enchantement,

Épanouissement éclatant.

Éveil des êtres, tout entiers,

Échappés des enclos embrumés,

Étreintes émues de printemps,

Enlaçons nous,

Enfin

.Résultat de recherche d'images pour "printemps"

 

Jacou

 

Découvrez son univers ici :   https://jacou33.wordpress.com/2018/12/26/envoutement/


29/12/2018
5 Poster un commentaire

Atelier 16 - 1er sujet

mamy.jpg

 

 

Trop de pages tournées 
Faut-il que je sois vieille
Que je n'aime pas le bruit
Le silence m'inquiète. 
 
On me donne des consignes
Et la petite nouvelle
Qui a peur que je chute
À chaque instant me veille.
 
J'en perds tous mes repères 
Sénile et enlisé
Ne sont qu'une anagramme
D'un noir calendrier
 
Patricia

17/12/2018
5 Poster un commentaire

Atelier 13 - 2ème sujet

Petit Paul

papy.jpg

Il n'arrête pas de marmonner. On dirait un vieux fou alors pourtant qu'il est un puits de sciences. Mais aujourd'hui, il trouve les enfants bien trop dissipés. 
 
Paul, cependant, aime ses récits et lui trouve un ton badin quel que soit le sujet du plus léger au plus sérieux. Y a-t-il plus beaux cadeaux que ces moments sereins à apprendre seulement en écoutant ? Tous les thèmes abordés sont enrichissants. Du conte de noël à l'environnement. Ce matin il évoque l'importance des abeilles si précieuses à ce vaste monde. 
 
Paul écoute attentivement. Paul rêve. Paul apprend. Il se dit que comme son instituteur, il ne renoncera jamais à vivre sauf à être lâche
 
Dès l'origine, lorsqu'ils s'étaient rencontrés, Paul avait su qu'ils deviendraient amis malgré la différence d'âge. 
L'implantation de ses idées généreuses et bienveillantes dans sa tête d'enfant faisaient leur chemin. Ce qu'il lui donnait de bonheur et de savoir, Paul en était convaincu, lui permettrait d'enfoncer toutes les portes de sa vie d'adulte.
 
Patricia

17/12/2018
2 Poster un commentaire

atelier 15 - 2018 - lipogramme sans U

 

Nez en l'air

gondole.jpg

Dans le ciel, flottent brins de coton

S’étirent, se gonflent,

Nostalgies infinies et  célestes.

Nez en l’air,  des croisières, j’imagine.

Balancée, gondole improvisée,

Deci-delà, transportée,

En silence, glisse, délicate.

A mon doigt s’accroche l’étoile passagère,

Scintille, éphémère

Éclair doré, volage,

S’éclipse bientôt.

Nez en l’air, je m’endors,

Apaisée, l’esprit libre,

 Dans des contrées, vagabondant,

Rien ne vient m’y déranger.

 

Jacou

 

Découvrez le blog de Jacou  ici :   https://jacou33.wordpress.com/2018/12/10/nez-en-lair/


13/12/2018
5 Poster un commentaire

Atelier 14 - 2018 - 1er sujet

couple-au-lit-regard-tendre-noir-et-blanc.jpg

C'est étrange, en noir et blanc, ces portraits presque ternes qui s'effacent. Des portraits de toi qui ris, me souris. Des portraits d'instants magiques, d'embrassades, de promenades sous la pluie nous deux corps enlacés. Des portraits immobiles qui marquent ton absence loin de ton odeur, du son de ta voix.
Je ne jouerai pas les martyres et tu ne verras pas mon amertume.
Je sais l'amour périssable.
Tu me disais distraite. J'étais tout ton contraire. Ton expérience de la vie m'impressionait. Je t'admirais.
Dans une délicieuse volupté nos deux coeurs se perdaient.

 

Patricia


10/12/2018
2 Poster un commentaire

Atelier 15 - 2018 - 1er sujet

Jour de pluie

 

Je tentais, assez lamentablement, il faut bien l'avouer, de réconforter le garçonnet. Après avoir vécu le départ de ses parents pour le cinéma, comme un véritable abandon, un coup de ciseau en plein cœur, ses larmes avaient enfin cessé de couler.

 

Néanmoins, ni l’histoire de libellule ni celle du ver luisant que je piochais dans les livres, qu'il avait jeté au sol, les joues rouges de colère, ne lui offraient de distraction. Le vacarme de la pluie frappant le vélux de la chambre bleue, s'ajoutait à ses cris. Tout ce à quoi il pensait, c'était rejoindre la place du village pour ensuite descendre la rue Lamartine. Il jouerait à cloche pieds, comme à chaque fois, sur le  trottoir étroit, il sauterait ensuite sur une marelle imaginaire jusqu'à l'entrée du café. Il reculerait d'un pas craintif, devant les silhouettes d'hommes inconnus aux voix graves et un peu dégoûté par les effluves de bières lui arrivant aux narines. Ensuite, il s'accrocherait au pan de ma jupe qui lui servirait de paravent. Je ferais semblant d'avoir mal aux jambes et nous nous assiérions sur le banc en bois devant la mairie. Il grimperait près de moi et protesterait aussitôt devant mon immobilité. Benoit est un enfant autiste qui demande beaucoup de patience. Toutes les contraintes doivent lui être présentées de façon ludique pour qu'il les accepte. Quand il vivra mieux les courtes séparations avec ses parents, il pourra faire son entrée à l'école. Je serai le trait d'union entre le monde de l'école et lui. Peut-être bientôt, peut-être dans des mois. Il faut encore percer le mystère de son 'soit', entrer par la petite porte et attendre qu'il m'accepte, qu'il m'accorde le droit de veiller sur lui.

 

" Viens Benoit, on va mettre l'imperméable et on va aller voir si les escargots sont de sortie, tu veux ?"

papillon.jpg

 

Papillon 3/12/2018


03/12/2018
11 Poster un commentaire

Lipogramme sans E

Pour G. P.

 

Au matin on avait fait un constat : il avait disparu.
 
Sans savoir pourquoi. Sans motivation. Dans nul pays, il n’apparaissait plus.
 
Convocation à l’ONU : du blabla
 
Un commandant aurait voulu savoir si un bandit lui voulait du mal. Mais il paraissait ardu d’avoir la solution. On imagina la rançon. Pourtant aucun brigand à l’horizon.
 
L’Institut s’affola. La fin du bouquin s’annonçait dans tout un pays. Au moins. Dans tous pays pourquoi pas ?
 
On mit un GIGN hagard sur un coup mal fait. Il fit chou blanc.
 
On trouva un jour, mais un an plus tard, la raison. Il pouvait s’agir d’un souhait profond. Il manigançait tout ça pour avoir son plaisir à lui.
 
Il avait fui, avait tant ri...... Tout un barouf pour ça.
 
A.I.O.U.Y ça fait chaud pour un roman. Il fallait la fin
 
La voila
 
François
hollande-disparu.jpg

30/11/2018
3 Poster un commentaire

Atelier 15 - 1er sujet

C'est une chaude journée estivale. Lamentablement avachi sur sa chaise, Paul s'ennuie. Il est pourtant d'ordinaire un garçonnet attentif qui aime écouter les histoires et y pénètre avec abandon mais là, il attend impatiemment la fin de la classe.

 

Il faut dire qu'à la récréation, il a trouvé une activité ludique qui l'a joyeusement occupé. Pourra-t-il seulement rejoindre la cour avant de rentrer chez lui pour y récupérer ce qu'il y a laissé ?

 

En effet, dans un coin frais à l'ombre sous le préau, délicatement, consciencieusement, avec ses ciseaux, il a découpé en forme de libellules des papiers colorés. Des rouges, des verts, des jaunes, des roses.

 

Ce n'était pas une distraction imposée d'où un plaisir plus grand. Il s'est imaginé sur le chemin de sa maison, s'arrêtant sur le pont, les lancer dans le ciel par ce jour de beau temps. Feu d'artifices sur ciel bleu. Arc en ciel magique pour ses yeux pétillants.

 

Patricia


29/11/2018
4 Poster un commentaire

Atelier 3 - Sujet 1

 

J'essayais de me déplacer de façon imperceptible afin d'éviter de me faire remarquer des imposantes et hideuses créatures qui peuplaient la tourbière où je me trouvais actuellement.
Depuis une heure, je m'étais aventurée ici pour pouvoir leurs échapper. Les buissons épineux disposés en gerbes drues étaient difficiles à traverser car il fallait forcer le passage et les branches me donnaient la sensation que leurs mains crochues me retenaient encore.
Cependant, j'apercevais au loin la végétation qui se raréfiait et je me dis que j'arrivais enfin au bout de mon calvaire.
Inutile de mentionner que la peur m'habitait depuis ma fuite et que seule la présence du chant des oiseaux de la forêt me donnait l'espoir de continuer.
Maryline FELIX 26/11/2018

27/11/2018
0 Poster un commentaire

Atelier 11 - 3ème sujet

 

LA DANSEUSE AU TUTU

               danseuse.jpg

Assise sur la chaise de Grand-mère, Julia, belle jeune fille aux cheveux bruns lissés et tirés en arrière se repose. La tête appuyée sur le dossier, ses pensées se bousculent et la laisse rêveuse. Elle vient d’effectuer une répétition de danse classique qui semble l’avoir épuisée.

 

Son tutu bleu roi fait ressortir son teint pâle. Elle se laisse tomber sur sa chaise gênée par son tutu qui se replie sous elle. Penchée sur le côté, elle relève sa jambe pour retirer sa jambière droite, la gauche étant déjà posée sur le dossier qui lui sert de coussinet. Vraiment, elle a tout donné. Mais qu’a-t-elle pensé aujourd’hui, elle est si gaie d’habitude ?

 

Elle essuie d’un geste furtif des larmes qui perlent sur ses joues, elle aurait tant aimé que Grand-mère soit là pour la voir danser sur son air préféré. Julia s’était tant entraînée pour lui en faire la surprise, mais elle ne la verra pas, Grand-mère est partie rejoindre les anges dans la nuit, discrètement comme l’a été sa vie.

 

Julia est triste mais Grand-mère sera toujours présente en son cœur pour ses prochains ballets.

 

22/09/2018

ZELIA GRAL


12/11/2018
2 Poster un commentaire